Etats-Unis: Immigrés: Donald Trump maintient le cap
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Etats-UnisImmigrés: Donald Trump maintient le cap

La Maison Blanche confirme sa volonté d'accélérer les expulsions de clandestins, après une première vague la semaine dernière.

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Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Les démocrates américains ont franchi un cap dans leurs enquêtes visant le président Donald Trump, en les faisant rentrer officiellement dans le cadre d'une procédure de destitution. (Jeudi 12 septembre 2019)

Keystone
La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

La démocrate Ilhan Omar a déclaré aux journalistes que Donald Trump était «fasciste». (Jeudi 18 juillet 2019)

Keystone
La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

La Chine a annoncé, en pleine escalade de la guerre commerciale avec Washington, avoir infligé une amende anti-monopole de 23,3 millions francs à une co-entreprise du constructeur automobile américain Ford. (Mercredi 5 juin 2019)

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Face au blocage de la justice et aux protestations internationales, Donald Trump entend poursuivre sa politique d'expulsions de clandestins et de refus des réfugiés et étrangers venant de pays considérés comme des foyers terroristes, au nom de la sécurité des Américains.

Alors qu'au Mexique des manifestations ont rassemblé dimanche des dizaines de milliers de personnes contre le président américain à Mexico, Guadalajara et dans d'autres villes, la Maison Blanche a confirmé sa volonté d'accélérer les expulsions de clandestins, après une première vague au cours de la semaine écoulée.

«La répression contre les clandestins criminels n'est que l'application de ma promesse de campagne», a écrit Donald Trump sur Twitter. «Des membres de gangs, des trafiquants de drogue et d'autres sont en train d'être expulsés!»

Des centaines de clandestins arrêtés

Une grande opération de plusieurs jours baptisée «Cross Check» a permis d'arrêter la semaine passée des centaines de clandestins dans plusieurs grandes villes des Etats-Unis, notamment Los Angeles (160 arrestations) et New York (40 arrestations selon une association).

Le président Trump a signé fin janvier un décret ordonnant au service de reconduite à la frontière de cibler en priorité les sans-papiers délinquants ou soupçonnés de délits, une catégorie beaucoup plus large que sous l'administration de Barack Obama, qui avait donné la priorité aux expulsions de criminels et de récidivistes.

Les autorités ont insisté samedi sur le caractère routinier de ces opérations. Mais la Maison Blanche a affirmé dimanche qu'il s'agissait d'une montée en gamme de la répression contre les clandestins.

Inquiétudes

«Sur ordre du président, des opérations de contrôle d'immigration fortement élargies et plus vigoureuses ont été lancées», a expliqué Stephen Miller, conseiller de Donald Trump, sur la chaîne de télévision Fox.

De nombreux démocrates ont demandé des comptes au gouvernement, craignant que des clandestins sans casier judiciaire ne fassent les frais de ces coups de filet. Le cas d'une mère de famille à Phoenix (Arizona), expulsée jeudi vers le Mexique, a cristallisé les inquiétudes de la gauche mais aussi de certains élus de droite.

«Il y a beaucoup d'inquiétude ici dans l'Arizona parmi ceux qui sont venus ici illégalement mais n'ont pas commis de délit grave», a averti le sénateur républicain de l'Arizona Jeff Flake, estimant que la solution ne pourrait venir que d'une grande réforme du système d'immigration par le Congrès.

Nouveau décret ?

Sur le décret migratoire suspendu par la justice, la Maison Blanche a envoyé dimanche un message de défi, indiquant que Donald Trump pourrait signer dans les prochains jours une version modifiée du décret initial, qui résisterait cette fois à l'examen des tribunaux.

La cour d'appel fédérale de San Francisco a en effet estimé jeudi que l'exécutif n'avait pas une autorité absolue dans le domaine migratoire et que les droits des étrangers détenteurs de visas devaient être respectés.

Le décret du 27 janvier devait fermer les frontières pendant trois mois aux ressortissants de sept pays considérés à risques, ainsi qu'à tous les réfugiés pour quatre mois.

Ce décret pose également la question d'une éventuelle discrimination religieuse, en violation de la Constitution des Etats-unis, puisque les sept pays bannis sont tous majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).

Possibilité d'un nouveau décret

«Les juges se sont appropriés un pouvoir qui appartient clairement au président des Etats-Unis», a déploré Stephen Miller sur la chaîne NBC. «Aucun étranger venant du Yémen ou d'ailleurs n'a un droit constitutionnel à entrer dans notre pays», a-t-il martelé, en soulignant que la sélection des sept pays était basée sur leur situation sécuritaire. Vendredi, Donald Trump avait évoqué la possibilité d'un nouveau décret «peut-être lundi ou mardi», et cette possibilité restait d'actualité dimanche.

Le président «examine et étudie toutes les options» dont celle d'un nouveau décret, même si la bataille peut également se poursuivre devant les tribunaux, voire devant la Cour suprême, a déclaré Stephen Miller. «Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre pays du terrorisme», a-t-il dit. (nxp/afp)

Trump-Trudeau, premier face-à-face à l'issue incertaine

Donald Trump reçoit lundi Justin Trudeau, une rencontre délicate pour le Premier ministre canadien qui espère esquisser un compromis sur le libre-échange mais aussi faire entendre sa différence, immigration en tête.

Justin Trudeau a promis de parler à la fois avec «franchise et respect» au locataire de la Maison Blanche.

(NewsXpress)

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