Parlement: Immunité levée: Roger Köppel risque de devoir répondre à la justice
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ParlementImmunité levée: Roger Köppel risque de devoir répondre à la justice

L’élu UDC, qui avait lui-même demandé à ce que son immunité soit levée, pourrait être poursuivi après avoir publié des informations potentiellement confidentielles.

Roger Köppel a été reçu par le Commission de l’immunité mercredi après-midi.

Roger Köppel a été reçu par le Commission de l’immunité mercredi après-midi.

20min/Matthias Spicher

On ne rigole pas avec le secret de fonction en Suisse: une fois encore, un élu, mais fédéral cette fois-ci, pourrait devoir répondre à la justice après avoir publié des informations qu’il avait obtenues dans le cadre de sa fonction. Également journaliste à la «Weltwoche», le conseiller national Roger Köppel (UDC/ZH) avait dévoilé dans une vidéo sur le site du média conservateur des informations obtenues en sa qualité de membre de la Commission de politique extérieure du Conseil national.

La Commission de l’immunité a décidé ce mercredi, d’ailleurs avec l’assentiment de l’intéressé, de lever son immunité de parlementaire. Le Ministère public de la Confédération, qui l’avait demandée, pourra ainsi entendre le Zurichois, à condition que la commission homologue du Conseil des États prenne la même décision. Au National, la levée de l’immunité a été décidée par 5 voix pour et 3 contre. Le «Tages Anzeiger» indique que c’est la première fois depuis dix ans que cette commission existe qu’un élu voit son immunité levée. 

Contre-manifestant aussi en sursis

Un autre conseiller national était sur la sellette: Fabian Molina (PS/ZH) est sous le coup d’une plainte pour participation à une manifestation non autorisée. Plus précisément, il s’est mêlé à des contre-manifestants antifascistes lors d’un rassemblement d’opposants aux mesures Covid.

Auditionné ce mercredi, l’élu a dit qu’il «voulait donner un signal contre les groupements fascistes, qui se sont sensiblement développés durant la pandémie», communique la commission. Celle-ci a jugé «qu’il n’existe pas de rapport direct entre les fonctions et les activités parlementaires de M. Molina et la manifestation à laquelle il a participé le 12 février dernier». «La commission a donc décidé par 6 voix contre 2 et 1 abstention que l’immunité relative ne s’applique pas», communique-t-elle.

Si la commission des États prend la même décision, «il faudra considérer de manière définitive que l’immunité relative ne s’applique pas: l’autorité de poursuite pénale du canton de Zurich pourra alors engager des poursuites pénales», dit la commission du National.

Fabian Molina, lors d’une manifestation non autorisée.

Fabian Molina, lors d’une manifestation non autorisée.

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