Importer sa voiture grâce à Internet perd de son attrait
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Importer sa voiture grâce à Internet perd de son attrait

CRISSIER – Il est toujours plus dur d'avoir un rabais en achetant un véhicule à l'étranger, même via le Net.

«Lors de ma première vente en 2004, le client a obtenu un rabais de 31% sur une Mercedes, se souvient Carlos Alves, fondateur du site Idcar.ch à Crissier, qui importe 40 à 50 voitures par an. «Aujourd'hui, c'est plus dur. En janvier, j'ai vendu davantage de véhicules achetés en Suisse qu'à l'étranger.» Son site fait pourtant miroiter des rabais de 6 à 26%, impôts, taxes douanières et immatriculation compris. Avec ce genre d'intermédiaire, plus besoin pour le particulier d'aller chercher lui-même le véhicule à l'étranger. L'importateur parallèle joue en effet sur sur les différences de TVA entre la Suisse (7,6%) et certains pays d'Europe (19%). «Les tarifs sont indicatifs: les constructeurs imposent peu à peu un prix unique en Europe», explique Carlos Alves. Les marques françaises offrent des marges faibles: plus la peine de les importer. Toutes les marques seront dans ce cas d'ici à deux ans.» Certains garages français vendent à l'importateur parralèle des véhicules neufs sans marge pour toucher leur prime sur les objectifs de vente. Mais la cherté de l'euro rend l'achat moins attractif. De plus, les importateurs suisses ont riposté: service offert jusqu'à 100 000 km. Idcar pourrait donc imiter le site alémanique Global Car Trading qui a cessé l'importation parallèle. Comme le souligne son manager, Markus Marty, les garagistes ne reprennent une voiture importée qu'à prix réduit. Du coup, ce que le client gagne à l'achat, il le reperd à la vente.»

Giuseppe Melillo

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