Actualisé 27.07.2012 à 04:52

Genève

«Inadmissible» dérapage verbal d'un policier

La réponse donnée à un citoyen victime d'une tentative d'agression hérisse la cheffe des forces de l'ordre.

de
Jérôme Faas
Monica Bonfanti confirme le récit de l'homme qui appelait la centrale.

Monica Bonfanti confirme le récit de l'homme qui appelait la centrale.

«Si vous n'êtes pas content, il ne faut pas élire n'importe qui. (...) Le jour où on donnera à la police les moyens d'agir, on agira. En attendant, on préfère développer les TPG. Alors, voilà ce qui arrive.» Voici un bout du dialogue noué, lundi soir, entre Alexandre Jöhl et la centrale d'appel d'urgence. Porté à la connaissance de Monica Bonfanti, il a fortement déplu à la cheffe de la police du bout du lac.

Durant cet échange, l'agent explique au jeune homme, qui vient d'échapper à une tentative d'agression en Vieille-Ville, pourquoi il ne peut envoyer de patrouille. Mardi, Alexandre Jöhl, par ailleurs vice-président des jeunes PLR, relate l'épisode sur son blog: l'altercation, qui a failli mal tourner, et le coup de fil au 117 y sont décrits par le menu. Informée de ces écrits, Monica Bonfanti a ordonné mercredi que les faits soient établis. Elle a soumis au service juridique les bandes audio enregistrées.

Manifestement, la conversation a été fidèlement décrite. «L'écoute attentive révèle que le collaborateur en question a répondu de manière inadmissible et inappropriée à l'appel de ce citoyen», communique le service de presse de la police. Alexandre Jöhl cite ainsi cette phrase: «Si vous avez peur, ma foi, il ne faut plus sortir à Genève le soir. On ne peut pas fournir un garde du corps à chaque citoyen.» La police juge que «ce genre de comportement ne saurait être toléré». Monica Bonfanti entendra l'agent vendredi, puis «donnera les suites disciplinaires qu'il convient».

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