Hôpital britannique: Incarcérés pour avoir maltraité des handicapés

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Hôpital britanniqueIncarcérés pour avoir maltraité des handicapés

Six employés d'un hôpital privé britannique ayant maltraité des personnes souffrant de troubles mentaux ont été condamnés à des peines de prison ferme de six mois à deux ans vendredi à Bristol, en Angleterre.

Les agissements de ces employés, dont deux infirmières, avaient été filmés, en caméra cachée, en février et mars 2011 par un journaliste de la BBC, qui avait dissimulé son identité. Ils avaient conduit à la fermeture de l'établissement, le Winterbourne View à Bristol. Dans ses vidéos, des patients sont tabassés, aspergés d'eau, maintenus sous une chaise ou encore tirés par les cheveux.

«Culture de cruauté»

Le juge Neil Ford a estimé qu'il y avait une «culture de cruauté» dans cet établissement, où la semaine de soins coûtait 3500 livres (4340 euros). «Vos victimes étaient particulièrement vulnérables», a-t-il poursuivi en s'adressant aux accusés.

«Cette vidéo a provoqué un sentiment de révulsion à grande échelle et compréhensible. Elle a aussi conduit à la fermeture d'une institution où l'abus systématique de personnes vulnérables aurait continué» si ces agissements n'avaient pas été révélés par la BBC, a-t-il ajouté.

Cinq autres employés ont écopé de peine de prison avec sursis, de quatre à six mois. Les onze accusés, poursuivis pour négligence ou mauvais traitement de personnes souffrant de problèmes mentaux, ont reconnu les faits qui leur étaient reprochés.

Familles «satisfaites»

Dans un communiqué, les familles des victimes se sont dit «satisfaites» du verdict. Mais «nous voudrions rappeler que nos enfants ont énormément souffert et qu'il faudra beaucoup de temps pour que leurs blessures physiques et mentales se cicatrisent. Pour quelques-uns, cela ne pourrait jamais arriver».

Le secrétaire d'Etat britannique à la Santé, Norman Lamb, a annoncé la publication «très prochaine» d'un rapport sur ce scandale. «Cette terrible affaire a révélé les actes criminels et inhumains dont du personnel soi-disant médical est capable», a-t-il ajouté. (afp)

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