France: Incident nucléaire: «acte humain»

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FranceIncident nucléaire: «acte humain»

L'homme décédé dans un incident nucléaire, lundi, sur le site français de Marcoule, serait à l'origine de l'accident.

Le site français de Marcoule, en France.

Le site français de Marcoule, en France.

L'explosion lundi du four de la Socodei, à Marcoule (Gard) servant à recycler des déchets faiblement radioactifs, a eu lieu après une intervention humaine, a indiqué mardi le procureur de la République de Nîmes Robert Gelli. L'accident a fait un mort et quatre blessés, dont un grave.

Selon les premières auditions, le four qui avait connu «des pannes diverses la semaine précédente» de la déflagration, avait été «remis en route le matin même» et il est monté en température jusqu'à 1500 degrés.

Pour une raison encore inconnue, «la fusion du métal ne s'est pas faite, ce qui aurait conduit le fondeur», décédé, à «intervenir à l'aide d'une barre à mine», a expliqué le procureur.

«C'est quelques secondes après cette intervention que l'explosion aurait eu lieu», a ajouté M. Gelli. Il a comparé l'explosion a «un geyser de métal» ayant touché les deux personnes à proximité du four.

Le blessé grave, brûlé à 80%, a d'abord été héliporté jusqu'à Montpellier, puis transféré mardi dans un hôpital parisien, a encore indiqué le procureur.

Les enquêteurs n'ont pas encore eu accès au lieu en raison de la température. Les premières analyses sont prévues mercredi. Une information judiciaire sera ouverte «dans les prochains jours contre X pour homicides et blessures involontaires», a précisé le procureur.

Trois enquêtes

Dès mardi matin les gendarmes de la Section de recherches, chargés de l'enquête pénale, étaient sur place, sur l'installation Centraco à Codolet, a indiqué l'exploitant, la Socodei, filiale d'EDF, qui attendait également les représentants de l'inspection du travail.

L'accident n'a provoqué aucune fuite radioactive, ont assuré dès lundi les autorités. La déflagration s'était produite vers midi dans un bâtiment contenant un four de fusion de déchets métalliques mis en service en 1999. L'incendie déclenché a été maîtrisé peu après 13h00.

Trois enquêtes sont ouvertes, par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), les gendarmes et l'inspection du travail pour éclairer les circonstances de l'explosion. Selon la Socodei, «c'est la première fois qu'un drame de cette ampleur se produit sur le site». Le procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli, a prévu de faire une conférence de presse mardi à 18h00.

(ats/afp)

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