Actualisé 10.05.2011 à 07:34

InsécuritéIncivilités: des chauffeurs TPG travaillent armés

Face aux agressions dont ils sont victimes, des conducteurs de bus des Transports publics genevois (TPG) se munissent d'armes blanches.

par
dti
Les TPG comptent plus d'un millier de chauffeurs de tram, bus et trolley.

Les TPG comptent plus d'un millier de chauffeurs de tram, bus et trolley.

«On est beaucoup à en avoir marre d'être emm.... Certains n'hésitent plus à travailler avec un couteau, un spray au poivre ou un Taser. Ça les rassure.» Ce chauffeur de bus est l'un des rares à admettre posséder un couteau à cran d'arrêt «au cas où». «Je ne l'ai jamais utilisé, poursuit-il. Mais j'ai hésité une fois pour mettre fin à une bagarre.»

Protégés dans leur cabine, les conducteurs de tramway sont moins exposés. «Je ne suis pas étonné que des collègues se protègent, argue l'un d'entre eux. Certaines lignes sont parfois très chaudes la nuit ou au petit matin des week-ends». Si une dizaine d'agressions physiques ou verbales sont comptabilisées chaque mois, le sujet reste tabou.

Selon nos informations, des chauffeurs se procureraient d'ailleurs des «accessoires électrochocs», sortes de Tasers au rabais, dont la vente est autorisée en France voisine. «Posséder un spray au poivre ou un couteau, selon la taille, est autorisé en Suisse, précise Jean-Philippe Brandt, porte-parole de la police genevoise. Mais l'achat et l'utilisation d'un Taser sont interdits».

Philippe Anhorn, responsable de communication aux Transports publics genevois (TPG), n'a «pas connaissance de membres du personnel contrevenant à l'interdiction de détention et d'usage d'armes». Le porte-parole de la régie publique rappelle que «la doctrine des TPG ainsi que la formation des chauffeurs portent notamment sur la communication non-violente».

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!