Cyclisme - Incroyable chute de Thomas, Woods gagne in extremis
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CyclismeIncroyable chute de Thomas, Woods gagne in extremis

Le Gallois de l’équipe Ineos est tombé dans la dernière ligne droite de l’étape reine du Tour de Romandie à Thyon 2000. Michael Woods en a profité pour gagner et prendre le maillot jaune.

par
Robin Carrel
(Thyon)

Incroyable! Geraint Thomas paraissait parti pour faire coup double, en Valais. Le Gallois de 34 ans semblait dominer le Canadien Michael Woods, le seul coureur à avoir réussi à le suivre au terme des 4607 mètres de dénivelé positif de la journée et de l’ultime montée de 20,7 km à 7,6% vers la station valaisanne. Mais il est tombé de manière totalement inattendue, en ligne droite.

Le vainqueur du Tour de France 2018 a finalement tout perdu ou presque, terminant la journée à 21 secondes du gagnant et même derrière l'Australien Ben O'Connor, qui n'en a sans doute pas cru ses yeux. Au général, Woods a désormais 11 secondes d’avance sur Thomas et 21 sur O’Connor. L’ancien maillot jaune Marc Soler suit à 33 secondes. Nul doute que le coureur Ineos, décidément abonné aux chutes étranges, voudra prendre sa revanche dimanche.

En début d'étape, un groupe de costauds s'était dégagé à l'avant, avec forcément le Valaisan Simon Pellaud, mais aussi les Danois Magnus Cort Nielsen et Mard Würtz Schmidt, ou encore le Belge Kobe Goosens, le Tchèque Josef Cerny, le Britannique Matthew Holmes et l'Italien Simone Petilli. L’écart a culminé à 6 minutes, Pellaud a grappillé pas mal de points pour le maillot de la montagne, mais ce dernier a été remporté par Goosens, déjà très en vue vendredi autour d’Estavayer. Derniers rescapés, Cort Nielsen et Petilli y ont cru jusqu’à 4 km du sommet.

Il y a à peu près tout eu, lors de cette étape valaisanne. De la pluie, de la neige, du brouillard, des chutes, des abandons, même une ambulance à contre-sens en début de tracé et une neutralisation de la course sur trois kilomètres dans la dernière descente!

Le départ de cette journée décisive avait été avancé de deux heures pour éviter le plus gros de la perturbation et heureusement, car les bords de route ont commencé à blanchir à partir de 13 heures déjà, à plus de 2000 mètres d’altitude.

Les coureurs vont ainsi devoir disputer deux contre-la-montre en très peu de temps. Le premier pour se réchauffer, redescendre de la montagne et rejoindre leur hôtel. Le second, sur le vélo dimanche, autour de Fribourg, pour désigner le vainqueur de cette 74e édition du TdR. Au programme: un peu plus de 16 km d’effort, avec d’entrée la montée de la Lorette et ses 12% sur route pavée. Spectacle et suspense garantis.

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