Actualisé 26.05.2006 à 00:00

«Indigènes» réhabilite des soldats français d'origine maghrébine

Présenté jeudi en compétition au Festival de Cannes, «Indigènes» ouvre un chapitre de l'Histoire de France.

Ce film de Rachid Bouchareb réhabilite des soldats français d'origine maghrébine ayant combattu à la fin de la seconde Guerre mondiale.

Français d'origine algérienne, le cinéaste a souligné que son film traite de l'engagement de soldats maghrébins dans la libération de la France. «Ce film-là est notre Marie-Antoinette», a fait valoir M. Bouchareb, qui «a l'impression que c'est l'heure d'ouvrir ce débat».

Le producteur Jean Bréhat en veut pour preuve la diversité des financements de cette coproduction. Y ont notamment participé la France, le Maroc, l'Algérie et la Belgique ainsi que le Fonds d'action et de soutien pour l'intégration et la lutte contre les disciminations.

«Nous avions tous dans notre chair l'envie d'ouvrir ce chapitre de l'Histoire parce qu'on en fait partie, on était prêt à témoigner», a ajouté M. Bouchareb. Quatre des cinq acteurs principaux, Jamel Debbouze, Samy Nacéri, Roschdy Zem et Sami Bouajila, ont des origines maghrébines.

Avec Jamel Debbouze

«Ce n'est pas revanchard mais crevons l'abcès!», a résumé Samy Nacéri, qui reconnaît avoir «pris une leçon d'histoire avec ce film». Il n'avait «entendu parler à l'école que des libérateurs anglais, irlandais ou américains».

«L'Histoire se construit avec des images et dans l'album de photos de la France, il manquait celle-là», a estimé l'acteur Bernard Blancan, «fier d'avoir contribué à l'y faire entrer». Pour Jamel Debbouze, «c'est une pierre à l'édifice, long à construire».

(ats)

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