Paris: Inès M. connue des enquêteurs belges
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ParisInès M. connue des enquêteurs belges

Le nom de la jeune femme interpellée dans le cadre de l'enquête sur les bonbonnes de gaz découvertes à Paris, «apparaît dans un dossier du Parquet fédéral» belge.

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Inès Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

Inès Madani, Ornella Gilligmann et Sarah Hervouet (de gauche à droite) ont été condamnées respectivement à 30, 25 et 20 ans de prison.

AFP
Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

Entre 25 et 30 ans de prison ont été requis contre les deux principales accusées de l'attentat raté près de Notre-Dame, à Paris. Elles doivent connaitre leur sort lundi 14 octobre.

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Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

Cinq femmes comparaîtront lundi aux assises, à Paris, pour avoir tenté de perpétrer un attentat près de la gare de Lyon, en septembre 2016. Des bonbonnes de gaz avaient été découvertes dans une voiture. (Samedi 21 septembre 2019)

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«Selon nos informations, Inès Madani entretenait des contacts avec des Belges radicalisés issus de la région de Charleroi (sud), des Belges dont le nom se trouvait sur la liste de l'Ocam (l'Organe belge de coordination de l'analyse de la menace) comme des candidats potentiels au départ en Syrie. Certains ont depuis été arrêtés», a expliqué la RTBF, sans citer de source.

«Pas question ici chez nous (en Belgique) de projet d'attentat, mais Inès Madani semblait remplir un rôle de recruteuse et de facilitatrice pour ces départs. Elle aurait pu faire profiter les Belges de ses compétences», a assuré la chaîne publique francophone, en estimant que «les connexions entre les deux pays ne sont, une nouvelle fois, pas étonnantes».

Les attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts) et du 22 mars à Bruxelles (32 morts), revendiqués par l'organisation État islamique (EI), ont été planifiés et perpétrés par des commandos jihadistes ayant fait de nombreux aller-retours entre la Belgique et la France. Sollicité par l'AFP, le parquet fédéral a indiqué «ne faire aucun commentaire (sur cette affaire) dans l'intérêt de l'enquête en cours en France».

Elle avait prêté allégeance à l'EI

La police française a déjoué un nouvel attentat jihadiste après la découverte d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz au cœur de Paris, notamment grâce à l'arrestation d'un commando de femmes. La principale suspecte, Inès Madani, a été interpellée jeudi soir avec deux complices présumées à Boussy-Saint-Antoine, à 25 kilomètres au sud-est de Paris.

Elle est la fille du propriétaire de la voiture trouvée ce week-end au cœur du Paris touristique, près de la cathédrale Notre-Dame, le coffre bourré de bouteilles de gaz. Blessée par balle lors de l'intervention au cours de laquelle l'une des femmes a poignardé l'un des policiers venus les interpeller, la jeune femme avait prêté allégeance à l'EI, a indiqué une source proche de l'enquête. (20 minutes/afp)

Un couple relâché

Le couple arrêté dans la soirée de mercredi près de Montargis, dans le Loiret, dans l'enquête sur la découverte à Paris d'une voiture contenant des bonbonnes de gaz, a été relâché vendredi, a affirmé une source judiciaire. En revanche, Ornella G., arrêtée avec son compagnon mardi sur une aire d'autoroute du sud de la France, doit «être déférée» samedi «en milieu de journée en vue de l'ouverture d'une information judiciaire et donc de sa présentation devant un magistrat instructeur antiterroriste», a expliqué le procureur de la République de Paris, François Molins, devant la presse.

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