Coronavirus en France: Infirmière à bout: «Cessez de forcer nos voitures!»
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Coronavirus en FranceInfirmière à bout: «Cessez de forcer nos voitures!»

Des infirmiers travaillant au domicile de leurs patients se font voler du matériel médical dans leur véhicule. Une jeune femme a poussé un coup de gueule très remarqué sur les réseaux sociaux.

par
joc

Depuis le début de la crise sanitaire, c'est la ruée générale sur les masques de protection et les bouteilles de gel hydroalcoolique. De nombreux vols ont été constatés dans les hôpitaux du monde entier, et il semble que les infirmiers et infirmières se rendant à domicile ne sont pas épargnés par ce fléau. En témoigne une vidéo largement partagée en France et repérée par «Le Parisien». Le coup de gueule d'une jeune femme se présentant comme une infirmière libérale a été vu près d'un million de fois en moins de 24 heures.

Selon cette Française, des individus vont jusqu'à forcer les voitures de certains infirmiers pour s'emparer de certains produits se trouvant à l'intérieur. «Oui dans nos voitures on a une boîte de masques, on a un peu de gel hydroalcoolique. Mais on s'en sert pour vous soigner, si on n'en a plus on ne pourra plus vous soigner, donc arrêtez de forcer nos voitures!», s'alarme la jeune femme. L'infirmière explique que plusieurs de ses collègues ont été victimes d'actes de vandalisme lors de leur tournée. «On leur pique tout. Pensez à vous, à vos parents, vos grands-parents, vos enfants. Si on n'a plus ça, on ne viendra plus vous soigner», martèle-t-elle.

L'armée au secours des médecins en Alsace

Six patients de l'hôpital de la métropole du Haut-Rhin contaminés par le coronavirus ont été évacués mercredi par avion militaire, une première alors que les unités de réanimation sont déjà «saturées». Ces malades doivent rejoindre Toulon (Var) à bord d'un quadrimoteur du Service de santé des armées (SSA) équipé de «six cellules de réanimation».

C'est un «dispositif d'exception», «je pense que c'est la première en France, je ne connais pas de situation sanitaire qui ait nécessité qu'on déplace (autant de) malades de réanimation d'un bout à l'autre de la région et de la France», indique le Dr Marc Noizet, chef du service des urgences de l'hôpital haut-rhinois, soumis à très rude épreuve depuis le début de la crise. Neuf patients avaient déjà été évacués mardi par des hélicoptères civils vers des hôpitaux voisins moins engorgés.

La décision de faire intervenir un avion militaire a été «prise (lundi) soir» par le gouvernement, a-t-il précisé, alors que le ministère des Armées avait évoqué le déploiement du module de réanimation «Morphée» permettant de transporter «entre six et douze patients». «L'armée est sollicitée pour pouvoir transporter des malades depuis les zones où le système de santé est très contraint vers des zones où il a plus de capacités à accueillir, c'est évidemment une aide précieuse», a commenté sur France 2 mardi soir le Premier ministre Edouard Philippe.

(joc/afp)

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