Genève: Informaticiens de l'Etat inquiets pour leur salaire
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GenèveInformaticiens de l'Etat inquiets pour leur salaire

Les métiers des centaines d'employés du service informatique vont être redéfinis. Le personnel dénonce le «flou» de cette réorganisation. L'Etat se veut rassurant.

par
David Ramseyer
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«Je crains de perdre une partie de mon salaire et je m'inquiète pour ma retraite», lâche une collaboratrice de la Direction générale des systèmes d'information de l'Etat (DGSI).« Quelles sont les tâches que je devrai accomplir à l'avenir?», se demande une autre. Un collègue estime que «le personnel a aujourd'hui besoin d'être rassuré». Dès avril prochain, le cahier des charges des 489 informaticiens de la DGSI va être modifié et de nouvelles tâches verront le jour. Conséquence: une partie de ces fonctionnaires va changer de classe de traitement.

Direction en solo

Le syndicat Sit et une trentaine de collaborateurs ont manifesté ce jeudi pour dénoncer une réorganisation «floue et menée sans concertation avec le personnel». S'ils assurent ne pas s'opposer sur le principe à des changements, ils réclament des garanties sur les salaires et exigent d'être associés à un «vrai cadre de négociations». Par ailleurs, le Sit s'étonne: selon lui, ces mesures font furieusement penser au projet Score (le nouveau système de rémunération à l'Etat), pourtant encore à l'étude au Grand Conseil.

Une assemblée du personnel doit se tenir le 2 mars. Des mesures de lutte pourraient alors être décidées pour le 6 mars, telles que la mise en place d'un service minimum ou une grève du zèle.

Salaires «garantis»

Face à la fronde d'une partie de son personnel, la DGSI précise que seuls 89 des 489 collaborateurs verront leur classe de traitement diminuer, en majorité des cadres supérieurs. «Mais aucun employé ne verra son salaire diminuer et les prestations à la retraite seront intégralement maintenues, promet le directeur Eric Favre. Nous réévaluons des fonctions et des tâches, pas les rémunérations».

Les métiers de l'informatique n'ont pas été redéfinis à l'Etat depuis les début des années 70. «Il faut aujourd'hui actualiser l'activité et les missions de chaque poste.» La direction précise qu'elle reçoit depuis plusieurs semaines chaque employé, individuellement.

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