Colombie: Ingrid Betancourt réclame 6,5 millions
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ColombieIngrid Betancourt réclame 6,5 millions

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt a demandé à l'Etat colombien de l'indemniser à hauteur de 6,5 millions de dollars.

L'ancienne sénatrice a l'intention de réclamer une compensation de 12,5 milliards de pesos (6,8 millions de francs).

L'ancienne sénatrice a l'intention de réclamer une compensation de 12,5 milliards de pesos (6,8 millions de francs).

Elle réclame cette somme pour les dommages économiques et moraux subis durant ses six années de captivité aux mains de la guérilla des FARC.

L'ancienne sénatrice, qui vit hors de Colombie depuis sa libération lors d'une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008, a l'intention de réclamer une compensation de 12,5 milliards de pesos (6,8 millions de francs), avaient annoncé vendredi matin plusieurs médias colombiens.

Le ministère de la Défense a confirmé cette information dans un bref communiqué où il exprime sa «surprise» et son «chagrin» face à cette demande, formulée de 30 juin. Il a relevé que la «force publique avait déployé tous les efforts pour la planification et l'exécution» de l'opération militaire qui avait permis à Mme Betancourt de retrouver la liberté.

Dans cette opération, «des femmes et des hommes des forces armées ont risqué leur vie pour rechercher la liberté des otages», précise encore le texte. Ingrid Betancourt elle-même a dit que cette opération avait été «parfaite», souligne-t-on de même source.

Livre attendu en septembre

Le ministère ajoute en outre qu'il n'y a selon lui aucun élément objectif qui permette de déduire une quelconque responsabilité de l'Etat dans l'enlèvement de l'ex-candidate à la présidentielle de 2002. Il a même souligné même qu'à l'époque, Mme Betancourt avait ignoré les recommandations des forces de l'ordre tentant de la dissuader de se rendre dans la région où elle fut enlevée.

L'ex-otage avait participé, le 2 juillet, à une cérémonie officielle marquant les deux ans de sa libération et de celle de quatorze autres personnes. A cette occasion, l'ex-otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avait déclaré qu'elle voulait mener une «vie de famille» et cherchait à se «reconstruire» avec l'aide d'un psychologue et de l'écriture.

L'ancienne candidate à la présidentielle colombienne a prévu de raconter sa vérité sur sa captivité dans un ouvrage à paraître en septembre.

(ats)

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