Bâle-Campagne: Initiative pour le français à l'école primaire
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Bâle-CampagneInitiative pour le français à l'école primaire

Les Bâlois ne veulent pas d'une deuxième langue étrangère à l'école primaire. Une initiative a été lancée pour garder le français en primaire et reléguer l'anglais en secondaire.

Une classe primaire.

Une classe primaire.

Keystone/archive/photo d'illustration

Les citoyens de Bâle-Campagne se prononcent le 10 juin sur une initiative exigeant l'enseignement d'une seule langue étrangère à l'école primaire, le français. L'anglais serait relégué au niveau secondaire. Trois autres objets sont soumis à votation.

Depuis 2012, les écoliers de Bâle-Campagne apprennent le français dès la 3e année primaire et l'anglais dès la 5e, comme à Bâle-Ville. L'initiative «Arrêtons la surcharge des élèves: une seule langue étrangère à l'école primaire suffit» demande que la deuxième langue étrangère, l'anglais, soit enseignée à l'école secondaire.

Le gouvernement et la majorité du parlement proposent de rejeter l'initiative. En cas d'acceptation, la mobilité des familles serait limitée et le canton se trouverait marginalisé. Il en résulterait aussi des coûts supplémentaires pour adapter le matériel pédagogique, les horaires et le plan scolaire.

Plusieurs échecs

La problématique de l'enseignement de deux langues étrangères à l'école primaire a déjà été soulevée dans plusieurs cantons alémaniques. Jusqu'à présent, toutes les tentatives pour modifier le plan scolaire («Lehrplan 21») dans le but de passer de deux à une seule langue étrangère à l'école primaire ont échoué en votations populaires ou dans les parlements cantonaux.

Les Bâlois de la campagne doivent aussi se prononcer sur deux modifications de la loi sur l'éducation. La première prévoit de remplacer le conseil scolaire par un conseil consultatif en matière d'éducation.

Plan scolaire détaillé

Selon la deuxième, il revient au gouvernement d'établir le plan scolaire détaillé. Le département de l'éducation choisira les moyens d'enseignement et définira les systèmes d'évaluation. Cette deuxième modification de la loi sur l'éducation est un contre-projet du parlement à l'initiative «Oui à un plan scolaire avec des contenus et des thèmes clairement définis», qui a été retirée.

Les citoyens doivent encore se prononcer sur la suppression du montant maximal de la taxe perçue sur les demandes de permis de construire, aujourd'hui 100'000 francs. Le gouvernement aurait souhaité que la limite soit relevée à 150'000 francs. Le parlement a toutefois estimé qu'il n'y a pas de raison de fixer une limite. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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