Actualisé 03.04.2020 à 12:46

Suisse

Initiative pour les glaciers: un contre-projet élaboré

Le gouvernement estime que le texte va trop loin en voulant inscrire dans la Constitution l'interdiction explicite des agents énergétiques fossiles.

Présentation de l'initiative glacier le mercredi 27 novembre 2019 sur la Bundesplatz à Berne.

Présentation de l'initiative glacier le mercredi 27 novembre 2019 sur la Bundesplatz à Berne.

Keystone/Archive

Un contre-projet à l'initiative pour les glaciers doit être élaboré. Le gouvernement a chargé vendredi le Département fédéral de l'environnement de lui soumettre un projet de consultation d'ici la fin de l'été 2020.

L'initiative populaire «pour un climat sain», lancée par l'Association suisse pour la protection du climat, exige que les émissions de gaz à effet de serre de la Suissse soient réduites à zéro d'ici 2050. Plus aucun carburant ni combustible fossile ne devra être mis en circulation. Des exceptions seraient toutefois autorisées, notamment quand il n'est technologiquement pas possible de faire autrement.

Le texte poursuit le même objectif que le Conseil fédéral, à savoir la neutralité climatique d'ici 2050, a souligné ce dernier dans un communiqué. L'objectif a déjà été fixé pour l'été 2019. Et la Suisse est en bonne position pour l'atteindre d'ici à 2050.

Précision sur la sécurité nationale

L'inscription de l'objectif de zéro émission nette dans la Constitution crée, aux yeux du gouvernement, une sécurité en matière de planification et d'investissement pour l'économie et les particuliers. Elle permet aussi d'orienter les investissements vers des produits respectueux du climat.

Le gouvernement estime toutefois que l'initiative va trop loin et entend lui opposer un contre-projet direct. Il ne souhaite pas inscrire dans la Constitution l'interdiction explicite des agents énergétiques fossiles. Parlement et cantons doivent bénéficier d'une plus grande latitude.

Le nouvel article constitutionnel doit en outre préciser que la sécurité nationale ne doit pas être compromise. Le recours aux énergies fossiles doit être possible, en cas de nécessité, pour les opérations de protection ou de secours conduites par l'armée, la police ou les services de sauvetage. Par ailleurs, la situation des régions de montagne et des régions périphériques doit être prise en compte de manière proportionnée. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!