Actualisé 23.10.2012 à 13:03

Montagnes neuchâteloises

Initiative pour une liaison ferroviaire rapide lancée

L'association «Le Haut veut vivre» a lancé mardi au Locle (NE) son initiative en faveur d'une liaison ferroviaire rapide entre le Haut et le Bas du canton de Neuchâtel.

L'initiative populaire demande le financement, la réalisation et la mise en service avant 2025 d'une liaison ferroviaire rapide reliant Le Locle à Neuchâtel. Elle précise que son temps de parcours devra être de moins de 17 minutes entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel, contre 14 minutes avec le Transrun, avec une cadence possible à 15 minutes.

Des membres de l'association, qui se présente comme une plate-forme citoyenne, estiment nécessaire de ne pas ce contenter d'entériner le verdict des urnes. Leur conférence de presse s'est déroulée à bord du petit train touristique du Locle. «Un moyen de locomotion très lent qui utilise de l'énergie fossile», a ainsi ironisé le réalisateur chaux-de-fonnier Robin Erard.

Récolter 4500 signatures

Actifs sur Facebook, les initiants ont six mois pour récolter 4500 signatures. Ils ne veulent pas d'un nouveau Transrun mais un accès rapide entre le Haut et le Bas, ainsi qu'au reste de la Suisse. Le groupe «Le Haut veut vivre» a été créé par des citoyens du Haut du canton après l'échec de la votation du Transrun le 23 septembre.

Symboliquement, c'est à un habitant du village de Fresens, dans la Béroche, qu'il est revenu d'apposer la première signature en faveur de cette initiative cantonale. Cet octogénaire avait écrit, dix jours avant la votation, une lettre favorable au projet de RER-Transrun.

Autres démarches

Parallèlement à l'association «Le Haut veut vivre», un groupe s'est constitué pour ouvrir une réflexion sur l'autonomisation du Haut du canton de Neuchâtel. Une motion a également été déposée au Grand Conseil par le député socialiste de La Chaux-de-Fonds Alexandre Houlmann qui soulève la question d'un processus d'autodétermination.

La motion demande que soient étudiés les moyens à mettre en oeuvre pour permettre le déroulement d'un processus d'autodétermination. «Celui-ci devra donner aux communes qui le souhaitent de pouvoir faire, le cas échéant, un autre choix que celui de poursuivre une communauté de destin au sein du canton de Neuchâtel», écrit le motionnaire.

(ats)

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