«Designé coupable» - Injustice et torture: dans l’enfer de Guantanamo
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«Designé coupable»Injustice et torture: dans l’enfer de Guantanamo

Enfin sur nos écrans, «Désigné coupable» retrace avec force les années de prison de Mohamedou Ould Slahi.

par
Marine Guillain

C’est l’année de Tahar Rahim. Révélé et césarisé pour «Le prophète» en 2010, l’acteur s’est illustré en incarnant le tueur en série Charles Sobhraj dans la série à succès «Le serpent», sur Netflix depuis début avril. Avec «Désigné coupable», dès ce mercredi en salle, il s’offre un nouveau rôle principal pour lequel il a été nommé aux Golden Globes et qui lance réellement sa carrière internationale.

Parce qu’il semblait avoir un lien avec Ben Laden, Mohamedou Ould Slahi a été arrêté chez lui, en Mauritanie, deux mois après les attentats du 11 septembre 2001. Incarcéré sans jamais avoir été jugé, injustement accusé de terrorisme, l’homme a passé les quatorze années suivantes emprisonné à Guantánamo, subissant sévices et tortures.

Avec «Désigné coupable», Kevin Macdonald signe un film indéniablement marquant, tiré des «Carnets de Guantánamo», que Mohamedou Ould Slahi a publiés en 2015. Jodie Foster et Shailene Woodley jouent ses avocates, qui se sont battues pour la justice, la survie et les droits d’un homme.

Excellent, Tahar Rahim n’a reculé devant rien puisqu’il a tenu à subir des techniques de torture pour se mettre le mieux possible dans la peau de son personnage. La réalisation est à saluer, avec des images et des flous qui placent le spectateur au plus près du prisonnier et de son ressenti. Un prisonnier qui, malgré l’injustice subie, trouve toujours l’incroyable force de tenir, de se battre et, surtout, de pardonner...

«Désigné coupable»

De Kevin Macdonald. Avec Tahar Rahim, Jodie Foster, Shailene Woodley. Sortie mercredi 14 juillet 2021. ****

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