03.04.2020 à 06:23

Genève

Innovation et frustrations au menu de la campagne

La campagne pour le deuxième tour des élections municipales a été chamboulée par les règles sanitaires fédérales.

de
Maria Pineiro
Les campagnes d'affichage classique n'ont pas ou peu été vues en raison du semi-confinement.

Les campagnes d'affichage classique n'ont pas ou peu été vues en raison du semi-confinement.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Se faire élire sans serrer de mains, sans débattre et sans distribuer de programmes aux passants. Inimaginable? Ce scénario, c'est pourtant celui qu'ont vécu les militants genevois engagés dans la bataille des élections municipales. Les restrictions sanitaires dues au Covid-19 se sont peu à peu durcies, jusqu'à l'interdiction des rassemblements et de la proximité physique. Dès lors, les partis, comme les candidats en Ville de Genève, ont dû investir de nouveaux moyens pour ce 2e tour aux Exécutifs.

«Il a d'abord fallu trouver un équilibre. Comment parler aux citoyens sans les matraquer, alors que les priorités sont ailleurs?» analyse Marie Barbey-Chappuis, du PDC. Sans la rue, les militants se sont tournés vers le numérique en étant «actifs sur les réseaux sociaux, en décrochant leur téléphone, en activant leurs réseaux personnels», détaille Maria Pérez, prétendante du PDT.

Apprentissage accéléré d'une campagne digitale

Le PS a également misé sur l'envoi de cartes postales. Les candidats ou les partis ont produit des vidéos, de qualités diverses. «Cela ne remplace pas les discussions», regrette l'UDC Christo Ivanov. Il «aime le contact humain» et la frustration est présente. «Les débats et la confrontation d'idées ont manqué», abonde Marie Barbey-Chappuis.

Point positif: l'apprentissage accéléré d'une campagne digitale, estime Sami Kanaan, magistrat PS sortant. Chassez l'humain, il revient au galop: «Avec les candidats de l'Alternative, nous comptons découvrir ensemble les résultats par vidéoconférence», avoue Sami Kanaan.

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