Actualisé 15.08.2018 à 05:35

Netflix

«Insatiable»: Rire de l'obésité, un thème risqué

«Insatiable», série qui avait suscité un tollé lors de son annonce, a été mise en ligne vendredi 10 août 2018. Les critiques l'ont descendu en flammes.

de
Fabien Eckert
Debby Ryan incarne Patty, une ado qui se métamorphose.

Debby Ryan incarne Patty, une ado qui se métamorphose.

DR

Plusieurs semaines avant sa diffusion, le programme avait fait grand bruit, notamment aux Etats-Unis. Rien que le pitch d'«Insatiable» – une ado obèse qui maigrit après un accident et se venge de tous ceux qui se sont moqués d'elle – avait provoqué une vague d'accusations de grossophobie et d'apologie de la minceur. Une pétition forte de quelque 230'000 signatures demandait même son annulation. Il n'en a rien été. Netflix a diffusé les premiers épisodes. Et les critiques n'ont pas été tendres.

Allocine.fr a compilé les avis d'influents médias américains, comme «Variety», «The Hollywood Reporter» ou «Vanity Fair». Ils ne font pas dans la dentelle: «Amas de petites provocations, de blagues à moitié ratées, de satire culturelle mal maîtrisée», «Exemple terrible d'un projet qui part sur de belles intentions, mais dont le résultat est affreux. Une satire absolument inélégante», «Série banale dans l'exagération totale et pas drôle», «C'est pire que tout ce que vous pouviez imaginer. C'est une catastrophe». Melty.fr ne partage pas ces critiques. «Il faut absolument regarder «Insatiable» au second degré, voire même parfois au troisième. C'est primordial», peut-on lire sur le site. D'après l'auteur, si le public se «focalise sur l'histoire de cette comédie noire et ne la prend pas avec un minimum de dérision, la polémique est compréhensible.»

Du côté de Netflix, on tient à rappeler qu'«Insatiable» est avant tout une satire avec de l'exagération. «Au fond, le message, c'est d'être à l'aise avec soi-même, tel que l'on est», a résumé Cindy Holland, cadre de la plateforme de streaming.

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