Actualisé 18.04.2017 à 05:51

ValaisInsulté sur Facebook, le policier obtient réparation

Celui qui briguait aussi un siège au Conseil d'Etat a subi des attaques en règle. Un jeune Vaudois vient d'être condamné.

de
Christian Humbert
Sur Facebook, Jean-Marie Bornet a été traité, notamment, de «criminel».

Sur Facebook, Jean-Marie Bornet a été traité, notamment, de «criminel».

Keystone

«C'est la première fois que je suis traité de criminel. Il y a des limites à ne pas dépasser.» Jean-Marie Bornet, candidat malheureux au Gouvernement valaisan, suspendu de son poste de porte-parole de la police (lire ci-contre), a le cuir solide. Mais lorsqu'un groupe de jeunes s'en est pris à lui sur Facebook, il a estimé qu'il fallait faire intervenir la justice.

En janvier dernier, des commentaires insultants ont accompagné l'information selon laquelle un magistrat de Martigny avait dénoncé Jean-Marie Bornet. L'animateur d'un nouveau mouvement politique apparu lors des dernières élections cantonales valaisannes faisait en effet l'objet d'une enquête à la suite du procès d'un de ses enfants, une affaire qui est en cours d'instruction.

Un jeune de Villeneuve (VD) a alors traité Jean-Marie Bornet de «merde» et de «criminel». D'autres jeunes de la région de Monthey ont renchéri et, début février, la cible de ces attaques a saisi le Ministère public valaisan. «Il faut savoir dire stop. Facebook n'est pas une zone de non-droit. Je n'ai pas à tout supporter», a commenté le plaignant.

Le dossier du Vaudois a été transmis aux procureurs de ce canton et le Ministère public de Vevey n'a pas traîné. L'auteur du commentaire a vite été identifié et a été condamné à 5 jours-amende ferme, pour injures. Le cas des Valaisans n'a pas encore été traité par la justice.

Toujours suspendu

Jean-Marie Bornet s'était mis en congé pour participer aux élections au Conseil d'Etat valaisan. Mais, le jour de son retour au bureau, le porte-parole de la police cantonale valaisanne a été suspendu par le gouvernement, qui lui reprochait notamment ses positions contre Via Sicura lors de sa campagne. Jean-Marie Bornet a apporté les clarifications demandées et espère retrouver son poste. Le Conseil d'Etat doit encore trancher.

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