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Insulter son boss? Chiche!

Traiter son patron de «pauvre type» ne vaut pas d'être viré sur-le-champ, sauf si l'employé a déjà reçu un avertissement pour un tel écart de langage.

Le Tribunal fédéral (TF) a désavoué une entreprise neuchâteloise. En juillet 2004, elle avait renvoyé avec effet immédiat un employé qui avait injurié le directeur en présence d'autres collègues, puis avait refusé de s'excuser. Le Tribunal des prud'hommes de Neuchâtel avait soutenu la décision et débouté l'employé, qui demandait une indemnité. En deuxième instance, le Tribunal cantonal (TC) avait cassé le jugement.

Selon lui, le fait de traiter le directeur de «pauvre type» n'était pas suffisant pour entraîner la perte des rapports de confiance. Saisi d'un recours de l'employeur, le TF appuie la décision du TC. Même si le patron s'était déjà plaint de l'attitude de son employé, au point de lui envoyer un avertissement, il n'apparaît pas que ce travailleur aurait eu par le passé une conduite injurieuse.

En définitive, la décision cantonale est confirmée. L'ex-employeur devra payer une indemnité pour licenciement immédiat injustifié, ainsi que le salaire dû jusqu'au 31 août 2004 (l'intéressé avait donné son congé pour cette date), soit 7600 fr. au total.

(ats)

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