Suisse: Intégrer les migrants grâce au bénévolat
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SuisseIntégrer les migrants grâce au bénévolat

Les étrangers ne peuvent pas s'intégrer sans contact quotidien avec la population.

photo: Keystone/Archives/Photo d'illustration

Pour encourager les habitants à s'engager bénévolement, Confédération, cantons et communes ont lancé jeudi à Berne un dialogue intitulé «au quotidien».

L'apprentissage de la langue et un travail sont les premiers pas de l'intégration. Mais il faut des projets d'intégration sociale pour que Suisses et étrangers puissent véritablement vivre ensemble. Avec près d'un quart de population étrangère, l'Etat y a tout intérêt, a relevé Guy Morin, président de la Conférence tripartite sur les agglomérations.

Ce n'est pas une route à sens unique, a constaté la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. «Les migrants doivent faire des efforts, mais nous devons nous aussi contribuer à leur intégration.» Cela peut commencer à la buanderie, lieu privilégié de rencontre, mais aussi de disputes.

Pour respecter les règles, encore faut-il les connaître, a remarqué la ministre. De nombreux réfugiés n'ont en outre pas connu la liberté avant d'arriver en Suisse. Il faut les aider à apprivoiser cette nouvelle liberté et leur montrer que l'engagement personnel est souhaité ici. «Le bénévolat est indispensable.»

Prendre le bus

Le dialogue promeut notamment des projets du programme «contakt-citoyenneté» institué en 2012 par la Commission fédérale des migrations et le Pour-Cent culturel Migros. La responsable de «Vivre ensemble: découverte et loisirs» à Bienne par exemple réunit régulièrement des migrantes isolées et leur apprend à acheter un ticket de bus ou à se comporter à la bibliothèque ou la piscine.

Les auteurs d'«@active Asyl» réparent des ordinateurs portables et apprennent à des réfugiés comment se servir d'Internet. Dans «Dialogue en Route», des jeunes guides de différentes religions accompagnent la population dans la découverte de la diversité religieuse et culturelle en Suisse. L'occasion de découvrir une mosquée ou un temple hindou.

Confédération, cantons et communes peuvent ouvrir des portes, mais pas suppléer le contact direct avec la population. Les petits projets peuvent avoir de grands effets, a salué Mme Sommaruga. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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