Actualisé 11.07.2007 à 15:51

Intempéries de juillet: les oiseaux sont en danger

Les oiseaux paient un lourd tribut aux fortes précipitations de ce mois de juillet.

La plupart des nichées sont en danger en raison du manque de nourriture et du froid. Leur rythme reproducteur s'en trouve aussi chamboulé.

En deux semaines, le centre de soins pour oiseaux sauvages de la Vaux-Lierre à Etoy (VD) a accueilli plus de vingt faucons crécerelles et une dizaine de hiboux moyens-ducs, a indiqué à l'ATS Stanley Maumary, responsable du centre. Ce sont principalement les oisillons qui sont touchés par cette vague de mauvais temps.

«Les oiseaux résistent un certain temps mais au bout d'un moment, ils meurent de froid ou de faim», explique M. Maumary. En effet, les oisillons naissent sans plumes et ne supportent ainsi que peu les basses températures.

De plus, juillet correspond à l'époque à laquelle ils apprennent à chasser et le manque de petits rongeurs ou insectes leur est fatal. Avec la pluie, nombre de souris ou de mulots sont morts suite aux inondations de leurs tunnels. Les espèces nichant au sol sont également menacées. Les alouettes ont vu de nombreux nids noyés.

Oisillons délaissés

Pour les oiseaux d'eau, les fortes précipitions et les orages ont souvent détruit les nids. Les oeufs se retrouvent donc au fond de l'eau. «De ce fait, il est possible de voir certains oiseaux parader en ce moment étant donné que la reproduction n'a pas pu être assurée», explique Stanley Maumary. Ce phénomène est particulièrement observable auprès des espèces de montagne.

Les martinets, quant à eux, quittent nos régions momentanément pour des endroits plus chauds. «Les adultes abandonnent alors les oisillons dans leurs nids. Les petits sont capables de se maintenir un certain temps en léthargie mais les périodes de froid durent actuellement trop longtemps et ils meurent.»

Stanley Maumary n'y voit cependant pas un danger pour les années futures. «Une année ensoleillée permettra de rattraper celle-ci et les oiseaux savent aussi très bien s'adapter aux changements. Les princiaux dangers pour la survie des volatiles restent l'exploitation agricole intensive et la diminution des biotopes.» (ats)

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