Bangladesh: Interdiction formelle de voyager sur le toit des trains

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BangladeshInterdiction formelle de voyager sur le toit des trains

Le personnel des chemins de fer a reçu l’ordre d’appliquer strictement l’interdiction de la pratique prisée par les plus démunis et quand les trains sont bondés.

Photo d’archives prise le 9 juillet 2022 dans une gare de Dhaka, la capitale du pays.

Photo d’archives prise le 9 juillet 2022 dans une gare de Dhaka, la capitale du pays.

AFP

Le Bangladesh a interdit jeudi les voyages sur le toit des trains, une pratique très courante dans ce pays pauvre d’Asie du Sud mais aussi très dangereuse, a annoncé un procureur. Le personnel des chemins de fer a reçu l’ordre d’appliquer l’interdiction totale de voyager sur le toit des trains prononcée par la Haute Cour du Bangladesh.

«Après l’ordonnance de la Haute Cour d’aujourd’hui, les trains ne peuvent plus transporter de passagers supplémentaires sur le toit, à partir de maintenant», a déclaré le procureur général adjoint Amin Uddin Manik, ajoutant que des mesures pourraient être prises contre les responsables des chemins de fer en cas d’infraction.

Deux juges de la Haute Cour, Nazrul Islam Talukder et Khizir Hayat, ont rendu cette ordonnance dans le cadre d’une campagne de répression de la corruption au sein de Bangladesh Railway, la compagnie des chemins de fer publique.

Pratique dangereuse

Au Bangladesh, les plus démunis ont l’habitude de grimper sur les toits des wagons pour voyager gratuitement ou quand les trains sont bondés, souvent pendant les grandes fêtes musulmanes durant lesquelles des dizaines de millions de personnes retournent traditionnellement célébrer dans leurs villages. Des voyageurs sont régulièrement tués en tombant ou heurtés par des branches d’arbres en surplomb ou des ponts de faible hauteur, sur le réseau ferroviaire de 3600 kilomètres du pays.

Le personnel ferroviaire accepterait des pots-de-vin pour fermer les yeux sur l’accès aux toits. Le juge Talukder a rappelé que les trains étaient des biens publics et non des moyens de gagner de l’argent supplémentaire. «Ceux qui voyagent sur le toit ou debout, ne paient-ils pas? C’est une forme de corruption», a conclu le juge devant le tribunal, cité par le quotidien Jugantor.

(AFP)

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