Glaris: Interdit de bar parce qu'il est handicapé
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GlarisInterdit de bar parce qu'il est handicapé

Un quadragénaire souffrant d'un handicap mental et physique voulait passer le réveillon avec sa famille dans un bistrot de Glaris. Mais la tenancière s'y est opposée par crainte qu'il ne dérange les autres clients.

par
ofu
Sandro n'a pas pu fêter Nouvel An dans ce bar, le Glarnerstübli.

Sandro n'a pas pu fêter Nouvel An dans ce bar, le Glarnerstübli.

«J'ai pleuré de rage et de déception», raconte à «Blick» Pia Accurso, 63 ans. Une semaine avant Nouvel An, la sexagénaire a appelé la tenancière du bar «Glarnerstübli», situé à Glaris, pour réserver une table pour le réveillon. Elle avait prévu de passer la soirée avec son mari et son fils Sandro, âgé de 42 ans et souffrant d'un handicap physique et mental. Mais la patronne, qui connaît la famille depuis de nombreuses années, lui a annoncé qu'elle ne voulait pas que son fils soit de la partie.

«Elle m'a dit que des hommes d'affaires avaient réservé une table et que mon enfant risquait de les déranger», se souvient Pia Accurso. «En plus, nous avons déjà passé une fois le réveillon dans ce bar avec mon fils et tout s'est bien passé. Il n'a importuné personne!» Contactée par le quotidien alémanique, la patronne de l'établissement n'est pas du même avis: «Je n'ai rien contre les personnes handicapées. Mon propre frère l'était. Mais mon bar est très petit et accueille une bonne clientèle. Plusieurs politiciens de haut rang sont déjà venus chez moi. Il y a de la place pour un maximum de 30 personnes. Si parmi elles, un individu n'arrête pas de crier, cela risque d'importuner mes clients. J'ai déjà reçu des plaintes dans le passé.»

La patronne du bar souligne néanmoins que cette histoire ne l'a pas laissée indifférente: «Je suis désolée. Je n'ai pensé qu'au bien-être de mes clients. Après l'avoir interdit de mon bar, je me suis sentie mal. Je pouvais à peine fermer l'oeil.»

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