Publié

GenèveInterdite, une manif anti mesures Covid traverse la ville

Présentée comme une action de soutien aux commerces fermés par les restrictions, une marche a réuni des centaines de personnes. Parmi elles, de nombreux opposants au masque ou adeptes de théories complotistes.

par
David Ramseyer

Diffusée sur les réseaux sociaux, une invitation à «une marche silencieuse solidaire en soutien à tous les professionnels indépendants» frappés par les récentes fermetures de commerces dits non essentiels a réuni, ce samedi en ville, environ un millier de personnes, 600 selon la police. La manifestation n’était pas autorisée. Malgré les avertissements des forces de l’ordre et la menace d’amendes, le cortège s’est ébranlé et a rapidement grossi. Il a fait l’aller-retour entre la gare Cornavin et les Rues-Basses, sur la rive gauche. Le tout, sans incident.

«Nous ne sommes pas des chiffres»

Parmi les participants, Sandro, un restaurateur, pestait contre les mesures gouvernementales – «On nous empêche de travailler!» – tandis que Lilly pleurait son institut de massage. «J’ai dû fermer pendant le premier confinement et aujourd’hui, je suis à terre. Nous n’avons pas eu beaucoup d’aides financières de la part des autorités. C’est dégueulasse, injuste! Le gouvernement ferait mieux d’aller dehors et observer la réalité des gens, plutôt que de prendre des décisions dans un bureau. Nous ne sommes pas des chiffres!»

Alors que trois jeunes criaient dans la foule: «Ouvrez les bistrots, on a soif!», un couple de retraités, Snaï et Cécile, a tenu à témoigner de son soutien à la culture et aux commerçants: «Nous avons un fils artiste; il crève la dalle... Il n’y a pas eu de clusters dans les théâtres ou les restaurants. Nous aurions aimé plus de pédagogie de la part des pouvoirs publics et davantage de décisions concertées». Un viticulteur vaudois est lui venu dénoncer «l’assassinat des petits commerces».

Revendications disparates

À quelques mètres de lui, beaucoup se préoccupaient visiblement d’autres chose que les fermetures d'établissements. Prévue «dans le respect des gestes barrière recommandés» stipulait l’invitation sur internet, la marche a en réalité réuni de nombreux antimasques, ainsi que des manifestants qui ont ciblé pêle-mêle un «complot organisé», le «mensonge» du Covid, l’Etat «fasciste et totalitaire» ou encore les dangers présumés de la 5G. «Vous portez préjudice à notre mouvement en faveur des commerces», s’est ainsi ému un manifestant .

A 16h30, alors que la foule se dispersait, un cordon de policiers a encerclé quelques dizaines de personnes devant l’église Notre-Dame, à Cornavin, avant de les laisser repartir. Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs contrôles d’identité avant le départ du cortège, en raison d’infractions aux mesures anti Covid (réunion de plus de cinq personnes ou encore non respect du port du masque ). Par ailleurs, elles ont procédé à quatre interpellations par la suite. Dont celles de deux meneurs présumés, qui ont été frappé d’une amende puis libérés.

Manifestation interdite, et pourtant…

Non autorisée, la marche de ce samedi a duré une heure et demie, en passant sur les deux rives, alors que les forces de l’ordre avaient demandé avant le départ du cortège que les participants se dispersent. «Nous avons fait preuve de proportionnalité, explique Alexandre Brahier, porte-parole de la police. Vu le nombre de personnes présentes, si nous avions tenté d’empêcher le défilé, cela aurait pu créer davantage de problèmes. Par ailleurs, nous n’avions pas affaire à des profils de casseurs.» Les identités de plusieurs personnes ont néanmoins été contrôlées, d’autres participants ont été interpellés. «Nous avons tenté d’identifier les meneurs et cherchons maintenant à comprendre comment autant de monde a pu se rassembler sans organisateurs officiels. Un certain nombre de gens ont dû rejoindre le défilé en cours de route.»

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
1378 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé

il faut

15.11.2020 à 23:46

il faut laisser les gens s' exprimer, ils ont souvent raison et il faut aussi laisser la police retourner au bistrot, même à genève

Président-Fiction

15.11.2020 à 21:32

Finalement un nouveau Président aura été élu. Son amour pour les jolies choses et les excès lui vaudront le surnom de Président la Bricole. 4 ans plus tard, après un bilan plus que mitigé à la tête de l’État, il succombera dans le bureau ovale des suites d’un AVC et défraiera la chronique. En effet, les circonstances de sa mort prêteront à sourire. Le président sera alors en charmante compagnie d’une de ses amantes régulières. Comme à son habitude, l'épouse d’un célèbre saxophoniste, le rejoindra dans le bureau. Quelques instants plus tard, des collaborateurs entendront des cris. En entrant, ils découvriront le duo dévêtu et dans une position quelque peu gênante. Le Président agonisera. La légende racontera que le Président avait eu les doigts crispés dans la chevelure de son amante. On vous laissera imaginer la nature de leurs ébats. Cette gâterie fatale fera les gros titres de la presse et bien longtemps encore, on se souviendra surtout de ce Président pour l’originalité de sa mort.

TRUMP 2021

15.11.2020 à 21:18

Enorme ce qui se passe maintenant qu'on ne diffuse pas sur nos médias. TRUMP sera Président USA en 2021