Interpellation musclée: policiers genevois blanchis
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Interpellation musclée: policiers genevois blanchis

Deux policiers genevois mis en cause pour l'interpellation musclée d'une jeune Camerounaise en novembre 2005 sont finalement innocentés.

Une commission de recours a annulé les sanctions prononcées à leur encontre.

Un gendarme avait écopé d'un blâme et son collègue d'un avertissement. Leur hiérarchie leur reprochait d'avoir fait un usage disproportionné de la force pour maîtriser une jeune femme souffrant de troubles psychiques. Ils avaient contesté les sanctions auprès de la Commission de recours des fonctionnaires de police.

Dans une décision datant de fin 2006 et révélée mercredi par «Le Matin», cette instance judiciaire leur a donné raison. Selon les juges, aucun élément ne peut laisser penser que les gendarmes ont fait preuve de brutalité, comme l'a confirmé à l'ATS leur avocat Didier Bottge.

Contexte hostile

La commission souligne les circonstances spéciales de l'interpellation et la pression subie par les deux jeunes policiers, qui ont dû agir dans un contexte hostile. Ils avaient été appelés pour écarter du trafic la jeune femme, qui déambulait dans la rue en petite robe légère en montrant des signes de troubles psychiques.

Voulant la confier à une institution psychiatrique, ils avaient dû la retenir pendant près d'une heure en attendant l'arrivée des infirmiers. La scène s'était compliquée avec l'arrivée de sa mère, qui avait pris à partie les gendarmes. Ces derniers avaient en même temps dû prendre en charge une voleuse pincée par hasard non loin de là.

Face à l'agitation de la jeune Camerounaise, les policiers l'avaient plaquée au sol et menottée pour la maîtriser. Le tout sous les yeux de dizaines de badauds dont certains invectivaient les policiers ou filmaient la scène.

(ats)

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