Actualisé 31.12.2011 à 19:06

BahreïnIntervention de la police contre des manifestants

La police anti-émeutes de Bahreïn est intervenue samedi pour forcer des manifestants chiites à cesser de manifester devant leurs maisons.

Répondant à un mot d'ordre du Mouvement du 14 février, de nombreux chiites se sont rassemblés devant leurs maisons dans différents endroits de Bahreïn, a précisé M. Matar.

«La police anti-émeutes a obligé de nombreuses personnes à entrer dans leurs habitations, arrêtant certaines et blessant d'autres», a déclaré l'élu du Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite, qui avait présenté sa démission du Parlement ainsi que ses collègues pour protester contre la répression des manifestations du début d'année.

Il a affirmé qu'au moins une personne avait été sérieusement blessée dans les interventions musclées de la police contre les manifestants.

Par ailleurs, M. Matar a indiqué que le chef du Wefaq, cheikh Ali Salmane avait appelé les chiites à ne plus utiliser de cocktails Molotov contre les forces de la police comme certains l'ont fait lors de manifestations vendredi.

Il a aussi indiqué avoir été empêché par les services de la police de se rendre samedi dans les Emirats arabes unis, ayant interdiction de quitter le territoire bahreïni.

Démission

Sur un autre plan, M. Matar a affirmé que l'un des membres de la commission chargée d'appliquer les recommandations d'une commission d'enquête sur la répression des manifestations du début d'année, Ali Saleh al-Saleh, avait présenté sa démission au roi Hamad ben Salmane Al-Khalia.

Il a vu dans cette démission un signe de la résistance de certains au sein du pouvoir sunnite d'accepter une application des recommandations de la commission d'enquête.

Une Commission d'enquête indépendante a rendu le 23 novembre un rapport dénonçant notamment un «usage excessif et injustifié de la force» de la part des autorités lors de la répression à la mi-mars d'un mois de contestation.

Selon la commission, 35 personnes --30 civils et 5 membres des forces de sécurité-- y ont trouvé la mort, alors que les autorités parlent de 24 morts, dont 4 policiers. Cinq civils sont décédés sous la torture, selon cette commission.

Les autorités ont dit accepter ces conclusions et les Etats-Unis, proches alliés de Bahreïn, ont appelé à punir les auteurs de violations des droits de l'Homme. (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!