Genève: «Inventeur, ce n'est pas un métier que l'on apprend»
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Genève«Inventeur, ce n'est pas un métier que l'on apprend»

Des milliers de trouvailles venues de 45 pays peuplent le 42e Salon des inventions, à Palexpo. Un «Géo Trouvetout» livre ses secrets.

par
Thomas Piffaretti
Le Golbi est un mélange de golf, de billard et de pétanque.

Le Golbi est un mélange de golf, de billard et de pétanque.

Un capharnaüm pour les non-initiés, une mine d'or pour les spécialistes: la grand-messe genevoise des inventeurs, ouverte mercredi, cultive ce petit air de caverne d'Ali Baba pour savants pas si fous. Dans les travées de la Halle 7 de Palexpo, il faut ainsi savoir se frayer un chemin entre un couvercle-mélangeur pour marmite français, un générateur à lévitation magnétique chinois, tout en évitant de se faire shooter par un Kleefer, scooter électrique pliable.

Au milieu de ce tumulte trône le Golbi. Ce mélange de golf, de billard et de pétanque est sorti de l'imagination de François, un Genevois pure souche, paysagiste de formation, après que des amis tennismen lui avaient demandé de créer un jeu auquel ils puissent participer malgré les pépins physiques et l'arthrose.

«Je ne suis pas un touche-à-tout, mais j'aime bien trouver des solutions à un problème», souffle le quasi-septuagénaire. «C'est sûr qu'avec lui, on est à l'abri de la monotonie», sourit Lilo, son épouse depuis 40 ans. En 1972 déjà, François avait gagné la médaille d'or du Salon avec son gazon en rouleaux. «On naît inventeur, ça ne s'apprend pas. Ceux qui n'ont pas ça dans le sang sont des rêveurs», assène-t-il. Le Genevois dit avoir toujours privilégié l'utilité sociale de ses inventions sur leur dimension commerciale. Un Golbi a ainsi été offert à un centre de rééducation.

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