Actualisé 17.01.2013 à 11:29

Facebook

Invitation au pot de départ de François Hollande

Le président français François Hollande ne s'est pas fait que des amis depuis son élection en mai 2012. Une page pour fêter son départ en 2017 a été créée sur Facebook. Les inscriptions affluent.

de
Catherine Bex
La page Facebook en question. (dr)

La page Facebook en question. (dr)

François Hollande ne fait pas l'unanimité parmi ses concitoyens. Une personne a ainsi ouvert une page Facebook pour célébrer le départ du président français, après son premier quinquennat. Près de 21'000 personnes s'étaient déjà inscrites mercredi soir pour participer à ce pot de départ prévu le 7 mai 2017, rue du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris.

Le socialiste a succédé à Nicolas Sarkozy en mai 2012, incarnant alors l'espoir d'un changement. Depuis, sa popularité n'a cessé de dégringoler, en raison de diverses mesures impopulaires prises durant les premiers mois de son mandat. Sa volonté de taxer à hauteur de 75% les contribuables dont les revenus dépassent le million d'euros a beaucoup fait parler et a notamment provoqué l'ire de Gérard Depardieu. Celui-ci a décidé de s'exiler en Belgique pour fuir le fisc français. Depuis lors, l'acteur a également reçu la nationalité russe, faisant jaser dans la presse internationale.

La volonté du gouvernement de proposer le mariage pour tous a aussi provoqué des remous dans l'opinion, entraînant des centaines de milliers de manifestants dans la rue, dimanche, à Paris. Le parlement devra débattre du projet de loi le 29 janvier. L'union homosexuelle avait pourtant été l'un des thèmes de campagne de François Hollande.

Enfin, la France subit toujours de plein fouet la crise économique au point d'inquiéter son voisin allemand qui craint un décrochage.

Mi-novembre, une information, officiellement démentie, selon laquelle le Gouvernement allemand confiait à ses cinq sages - des économistes chargés de le conseiller - la mission de réfléchir à des réformes pour la France faisait sensation.

«France, la nouvelle Grèce ?» s'était interrogé l'influent quotidien populaire «Bild», «la bombe à retardement», évoquait «Die Welt», en écho à l'hebdomadaire britannique «The Economist», tandis que pour le «Handelsblatt», la France était bien «l'homme malade» de l'Europe.

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