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Ioulia Timochenko à la tête du gouvernement

L'égérie de la Révolution orange en Ukraine Ioulia Timochenko semble être sur le point de redevenir premier ministre.

La future coalition pro-occidentale a promis de proposer sa candidature à la tête du gouvernement et le président s'est dit prêt à accepter ce choix.

Le bloc Timochenko et la formation présidentielle, qui ont obtenu une mince majorité au Parlement (228 voix sur 450) à l'issue des législatives du 30 septembre, ont conclu lundi un accord de coalition.

«Les partenaires de la coalition proposent la candidature de Ioulia Timochenko au poste de premier ministre», stipule ce texte, rendu public mercredi par les deux partis. Il doit encore être formellement signé à l'ouverture de la prochaine législature.

Réticence

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, réticent, selon les médias, à l'idée d'un retour de Mme Timochenko à la tête du gouvernement, a finalement déclaré mercredi qu'il accepterait le premier ministre proposé par la future coalition.

«Je suis prêt à soumettre au Parlement la candidature au poste de premier ministre proposée par la coalition», a-t-il annoncé dans un discours à la Nation. Un des leaders du parti présidentiel, Viatcheslav Kirilenko, a assuré que «100% des députés» de son groupe voteraient pour la candidature de Mme Timochenko, alors qu'un minimum de 226 voix est nécessaire.

Le chef de l'Etat et Mme Timochenko ont été alliés du temps de la Révolution orange, ce soulèvement pacifique de fin 2004 qui porta au pouvoir M. Iouchtchenko, alors opposant pro-occidental, mais leur relation a depuis été houleuse.

Rupture

Ioulia Timochenko a travaillé comme premier ministre de M. Iouchtchenko de février à septembre 2005, jusqu'à sa rupture avec le chef de l'Etat qui l'a limogée sur fond des rivalités personnelles et de luttes de pouvoir.

A l'issue des législatives de 2006, le président a finalement accepté la nomination à la tête du gouvernement de son rival pro-russe Viktor Ianoukovitch. Mais au fil de conflits incessants, il a fini au printemps par ordonner la dissolution du Parlement et l'organisation de législatives anticipées en septembre.

(ats)

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