Unesco: Irina Bokova réélue à la tête de l'organisation
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UnescoIrina Bokova réélue à la tête de l'organisation

La directrice générale bulgare de l'Unesco, Irina Bokova, a été réélue vendredi au premier tour à la tête de l'organisation.

Elue à la tête de l'Unesco en 2009, Mme Bokova a dû gérer la crise financière provoquée par la suspension de la contribution américaine au budget.

Elue à la tête de l'Unesco en 2009, Mme Bokova a dû gérer la crise financière provoquée par la suspension de la contribution américaine au budget.

«Irina Bokova l'a emporté avec 39 voix», a annoncé une porte-parole de l'agence de l'ONU à l'AFP. «Rachad Farah a eu 13 voix et Joseph Maïla 6 voix».

La directrice générale devait obtenir au moins 30 voix sur un total de 58 pour être réélue au premier tour par le Conseil exécutif de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.

L'Unesco - qui a son siège à Paris - était le théâtre d'une bataille serrée pour le renouvellement de sa direction en raison de contraintes financières liées au gel, depuis trois ans, de la contribution des Etats-Unis.

Mme Bokova apparaissait comme favorite, mais les deux challengers, Rachad Farah, ambassadeur de Djibouti en France, et l'universitaire franco-libanais Joseph Maïla rendaient le scrutin difficile.

Elue à la tête de l'Unesco en 2009, Mme Bokova a dû gérer la crise financière provoquée par la suspension de la contribution américaine au budget.

Une décision qui avait été prise après que la Palestine est devenue le 195e membre de l'Unesco, le 31 octobre 2011. Le budget de l'organisation s'est retrouvé amputé de 22%: il est passé de 653 millions de dollars à 507 millions.

Une situation inquiétante

«La crise financière est derrière nous», a-t-elle assuré cette semaine devant le Conseil exécutif. «Nous avons préservé la mise en oeuvre du programme», a plaidé Mme Bokova, qui a réussi à mettre en place un fonds d'urgence et à lever 75 millions de dollars pour faire face à la crise.

Elle a toutefois reconnu être «inquiète». «Nous parlons d'une enveloppe de 507 millions de dollars: un montant dérisoire au regard de notre mandat», a-t-elle relevé.

Pour tenir ce budget, quelque 300 personnes risquent de perdre leur emploi. L'agence onusienne employait 1200 personnes l'année dernière au siège installé à Paris et 900 à travers le monde. (ats)

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