27.04.2020 à 09:39

Syrie

Israël a lancé des raids nocturnes près de Damas

Selon une ONG, Israël a visé des positions des forces iraniennes et des combattants du Hezbollah libanais au sud de Damas.

Les combattants du Hezbollah libanais sont souvent visés en Syrie.

Les combattants du Hezbollah libanais sont souvent visés en Syrie.

Keystone

Trois civils ont été tués dans des raids israéliens nocturnes près de Damas, a annoncé lundi un média d'Etat syrien. «Trois civils sont morts en martyrs et quatre autres, dont un enfant, ont été blessés lorsque des éclats des missiles israéliens ont touché des habitations» dans la banlieue de la capitale, a indiqué l'agence de presse officielle syrienne Sana.

La défense antiaérienne de l'armée syrienne a abattu «la plupart» des missiles israéliens lancés depuis l'espace aérien du Liban voisin un peu avant l'aube, a précisé Sana. Des vidéos publiées sur le site de l'agence sont présentées comme montrant les têtes des missiles israéliens exploser dans le ciel. Israël n'a pas souhaité faire de commentaire.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que les raids avaient ciblé les positions des forces iraniennes et des combattants du Hezbollah libanais au sud de Damas. L'ONG a par ailleurs ajouté que quatre combattants de ces forces avaient été tués dans les raids.

Tel-Aviv surveille Damas

Depuis le début en 2011 du conflit en Syrie, Israël a mené des centaines de raids contre les forces du régime mais aussi contre ses alliés, l'Iran et le Hezbollah libanais, des ennemis de l'Etat hébreu.

Le 20 avril, l'agence Sana a évoqué des tirs de missiles qu'elle a imputés à Israël contre des cibles dans le désert central de Palmyre. L'OSDH avait assuré que les cibles visées étaient «des postes militaires de milices iraniennes». Ces raids ont tué trois combattants Syriens et six autres étrangers, selon l'OSDH, sans être en mesure de déterminer leurs nationalités.

L'Etat hébreu, qui confirme rarement ses opérations en Syrie, martèle régulièrement qu'il ne laissera pas le pays devenir la tête de pont de Téhéran et continuera ses raids. Déclenché par la répression de manifestations pro-démocratie, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'intervention de plusieurs acteurs étrangers. Il a fait plus de 380'000 morts. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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