Israël accueille Nicolas Sarkozy à bras ouverts

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Israël accueille Nicolas Sarkozy à bras ouverts

Nicolas Sarkozy a été accueilli en «ami intime d'Israël» dimanche pour sa première visite en tant que président français dans l'Etat hébreux.

Dès son arrivée, il a plaidé en faveur d'un Etat Palestinien.

«Si je suis ici, c'est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d'Israël ne sera vraiment assurée qu'avec la naissance du deuxième Etat, l'Etat palestinien», a déclaré le président français dans une brève allocution à l'aéroport Ben Gourion.

Il a rappelé que la France avait voté le 29 novembre 1947 à l'ONU en faveur du plan de partage de la Palestine et «voulu cet acte majeur du XXe siècle qu'est la création d'Israël».

Le président israélien Shimon Peres, qui a accueilli M. Sarkozy, a salué en lui «un homme d'action qui comprend l'importance du moment». Le Premier ministre israélien Ehud Olmert était également présent à l'aéroport Ben Gourion. Nicolas Sarkozy devait ensuite avoir un entretien avec Shimon Peres avant de dîner avec Ehud Olmert.

Outre le processus de paix, M. Sarkozy évoquera avec les Israéliens le dossier iranien. Il estime comme eux que le programme d'enrichissement d'uranium de l'Iran n'a pas de justification économique. Mais il veut éviter une option militaire que les Israéliens n'écartent pas.

Importante délégation

Le président français effectuera mardi une brève visite officielle en territoire palestinien, à Bethléem, où il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Nicolas Sarkozy est accompagné par sa femme Carla Bruni et par sept ministres et secrétaires d'Etat. Des parlementaires, des personnalités de la communauté juive française, dont le chanteur Enrico Macias, des intellectuels et des universitaires, dont l'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre font également partie de la délégation.

Terminal que partiellement ouvert

Son voyage au Proche-Orient intervient alors que le terminal routier de Karni entre la bande de Gaza et Israël, principal point de passage des marchandises, n'a pas été entièrement ouvert dimanche, comme l'avait dans un premier temps annoncé l'armée.

Seul le transfert de céréales, déjà autorisé, s'est poursuivi dimanche, a affirmé Peter Lerner, un porte-parole du bureau de coordination de l'armée israélienne pour la bande de Gaza. La principale partie du terminal servant au transfert des marchandises restait fermée malgré la trêve entrée en vigueur jeudi entre le Hamas et Israël, conclue par l'intermédiaire de l'Egypte.

Selon lui, les quantités de céréales envoyées à Gaza ont toutefois été augmentées, les transfert s'effectuant à partir de dimanche au rythme de six fois par semaine au lieu de trois comme auparavant.

Pour le maintien du blocus

Noam Shalit, le père du soldat israélien enlevé en 2006 par un commando palestinien Gilad Shalit, veut lui voir le blocus de la bande de Gaza maintenu. Pour ce faire, il a saisi la Cour suprême israélienne, ont rapporté des médias israélien.

Noam Shalit souhaite cette mesure tant que les négociations en vue de la libération de son fils n'auront pas avancé. Il avait vivement critiqué jeudi la conclusion d'une trêve avec le Hamas par le gouvernement israélien.

(ats)

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