Trêve permanente à Gaza: Israël examine des propositions internationales
Actualisé

Trêve permanente à GazaIsraël examine des propositions internationales

Israël examinait mercredi des propositions internationales de "trêve permanente" à Gaza, après cinq jours d'une offensive meurtrière.

L'Etat hébreu exige toutefois la fin des tirs de roquettes palestiniennes, qui se sont poursuivis mercredi.

"Il y a plusieurs propositions soumises par diverses parties" à travers le monde, a indiqué le porte-parole parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.

"Il y a un dialogue avec ces parties dans le but d'aboutir à un projet sérieux de trêve permanente sous certaines conditions" qui permettraient un arrêt "total" des tirs de roquettes palestiniennes, a ajouté le porte-parole.

La veille, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne (UE) avaient appelé à un "cessez-le-feu permanent" permettant une "action humanitaire immédiate" et une réouverture des points de passage de la bande de Gaza vers l'Egypte et Israël.

Simultanément, le Quartette pour le Proche-Orient avait demandé un cessez-le-feu immédiat qui soit "pleinement respecté".

"Pour qu'une telle trêve soit envisageable, il nous faut des garanties, des conditions. Il faut que le Hamas cesse ses tirs de roquettes, qu'il cesse de s'approvisionner en armes, qu'il cesse sa course aux armements. Ce sont des conditions indispensables pour qu'une trêve permanente soit envisagée sérieusement", a insisté M.Palmor.

Ce projet était discuté mercredi par le cabinet de sécurité. Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe devaient se réunir de leur coté mercredi au Caire.

Idée française rejetée

Dans le même temps, un haut responsable israélien a rejeté une proposition française de cessez-le-feu provisoire.

"La proposition de cessez-le-feu provisoire unilatéral du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner n'est pas jugée utile car il est évident que le Hamas ne va pas arrêter de tirer des roquettes contre Israël", a expliqué ce responsable sous couvert de l'anonymat.

"Le terme de cessez-le-feu humanitaire nous paraît déplacé car les points de passage avec la bande de Gaza sont ouverts tous les jours pour l'acheminement de l'aide humanitaire internationale", a-t- il ajouté. De fait, un nouveau convoi d'aide de 106 camions transitait mercredi entre Israël et la bande de Gaza, selon Israel.

Victime et bourreau sur le même plan

Le Hamas a de son côté estimé que les médiateurs internationaux oeuvrant en vue d'une trêve à Gaza "mettent la victime et le bourreau sur un même pied d'égalité".

"Toute intervention arabe ou internationale doit avoir pour objectif l'arrêt de l'agression, la levée du blocus et l'ouverture de tous les points de passage", a dit le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

Poursuite des raids et des tirs

Dans le même temps, les raids israéliens et les tirs de roquettes palestiniennes se sont poursuivis mercredi, de même que les préparatifs en vue d'une offensive terrestre israélienne.

L'armée de l'air israélienne a effectué 35 sorties durant la nuit de mardi à mercredi. Selon un porte-parole de l'Etat hébreu, ces raids ont visé les bureaux du Premier ministre du mouvement islamiste Ismaïl Haniyeh, des dépôts d'armes et de munitions, des locaux du ministère de l'Intérieur à Gaza.

Au moins vingt roquettes, selon la police israélienne, se sont abattues mercredi sur le sud d'Israël, dont quatre à Beersheva, la capitale du Neguev, à une quarantaine km de la bande de Gaza, une distance record. Ces tirs ont fait plusieurs blessés légers, notamment à Ashkelon.

Un quart de victimes civiles

Au total, 390 Palestiniens, en grande majorité membres du Hamas, ont été tués, et plus de 1900 autres blessés dans les attaques israéliennes depuis samedi, selon les services d'urgence à Gaza. Selon l'ONU, 25 % des victimes sont des civils.

Les tirs de roquettes et d'obus de mortier ont fait depuis samedi quatre morts en Israël.

(ats)

Ton opinion