Actualisé 14.10.2015 à 21:07

Proche-Orient

Israël renforce la répression

Deux nouvelles attaques au couteau se sont produites mercredi, dans la Vielle ville. Un des assaillants a été tué par la police.

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Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH).  (Vendredi 1er février 2019)

Des Palestiniens réclament la Présence internationale temporaire à Hébron (TIPH). (Vendredi 1er février 2019)

AFP
Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Le président israélien Reuven Rivlin a rejeté dimanche la demande de grâce d'un soldat franco-israélien reconnu coupable et condamné pour avoir achevé un assaillant palestinien blessé et au sol. (Dimanche 19 novembre 2017)

Keystone
Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Israël va accélérer la construction d'un mur souterrain autour de Gaza visant à empêcher les infiltrations palestiniennes par des tunnels. (Jeudi 10 août 2017)

Keystone

Les forces de l'ordre israéliennes ont commencé à établir des barrages autour des quartiers arabes de Jérusalem-est mercredi. Tel Aviv espère ainsi enrayer la vague de violences qui secoue le pays. Des responsables palestiniens ont fustigé une «punition collective contraire aux textes internationaux».

L'opération n'a pas empêché un Palestinien de tenter de poignarder un policier israélien à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, a annoncé la police, qui a précisé que l'assaillant avait été mis à mort.

Un peu plus tard, un homme a poignardé et grièvement blessé une femme près de la gare routière de Jérusalem, avant d'être «neutralisé» par balles par la police, a indiqué cette dernière. Elle a décrit l'agresseur comme un «terroriste» arabe, ce qui fait généralement référence à un Palestinien dans le langage des forces de l'ordre israéliennes.

Les Israéliens se ruent sur les armes à feu

A l'issue d'une réunion du cabinet de sécurité qui s'est achevée dans la nuit, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a donné son feu vert au bouclage de Jérusalem-est, dont étaient originaires la plupart des auteurs des attaques.

Au total sept Israéliens et 31 Palestiniens, dont huit enfants, ont été tués depuis le début de la vague de violences il y a deux semaines, sur fond de tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. Les attaques au couteau se sont multipliées ces derniers jours, alors que les Israéliens se ruent sur les armes à feu.

Révocation du droit de résidence

Devant cette flambée que rien ne semble arrêter, Benjamin Netanyahu a ordonné le déploiement de soldats supplémentaires sur les principales routes du pays, en particulier le long du mur qui sépare la Cisjordanie occupée du territoire israélien.

Il a aussi donné son feu vert à la révocation du droit de résidence accordé aux Palestiniens soupçonnés de «terrorisme» et à la destruction des maisons des auteurs d'attaques, assortie d'une interdiction de reconstruire et de la saisie de leurs biens.

Au total 19 Palestiniens vont d'ores et déjà être déchus de leur titre de résidence à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée et occupée par Israël, ont annoncé deux ministres. Les corps des auteurs d'attaques ne seront en outre plus restitués à leur famille.

Hamas: la résistance continuera

«Les décisions du gouvernement (israélien) ne mettront pas fin à l'intifada. Les peuples qui résistent ne craignent pas les nouvelles restrictions sécuritaires», a réagi Houssam Badrawn, porte-parole du Hamas.

Ces mesures répondent à des impératifs de sécurité et n'augurent pas d'une division politique de Jérusalem, a assuré de son côté à Radio Israël le ministre des Affaires de Jérusalem, Zeev Elkin. Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, tandis que l'Autorité palestinienne veut faire de Jérusalem-est la capitale de l'Etat qu'elle espère créer.

Mahmoud Abbas soutient la résistance pacifique

Le président palestinien a affirmé mercredi soir soutenir «une résistance populaire pacifique». Au cours de ce discours enregistré et diffusé sur la télévision officielle, sa première allocution aux Palestiniens depuis le début des violences, Mahmoud Abbas a dit vouloir «poursuivre notre lutte nationale» et réaffirmé le «droit à nous défendre».

John Kerry dénonce

Le département d'Etat américain a pour sa part déclaré que les violences communautaires à Jérusalem et les colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie vont à l'encontre de la viabilité d'une solution politique à deux Etats au Proche-Orient.

Le porte-parole John Kirby a précisé mercredi que le secrétaire d'Etat John Kerry ne cherchait pas à imputer la responsabilité des récentes violences à un camp ou à l'autre en parlant d'«accroissement massif des colonies».

Kerry a clairement condamné les attaques menées par des Palestiniens contre les Israéliens, a poursuivi John Kirby.

Le secrétaire d'Etat américain avait indiqué mardi soir qu'il travaillait à apaiser les violences actuelles entre Palestiniens et Israéliens et annoncé qu'il se rendrait prochainement dans la région pour «éloigner la situation de ce précipice». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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