Actualisé 04.05.2020 à 09:57

Coronavirus

Italie: «C'est l'heure de la responsabilité»

La bataille contre le virus n'est pas encore terminée en Italie. Médias et politiciens ont accueilli le début du déconfinement en lançant un appel à la responsabilité.

La gare de Brescia ce lundi était à nouveau bien peuplée.

La gare de Brescia ce lundi était à nouveau bien peuplée.

Keystone

Médias et responsables politiques en Italie ont accueilli le début du confinement dans le pays en lançant un appel à la responsabilité. La bataille contre le virus n'est pas encore terminée.

«C'est l'heure de la responsabilité», titre «Il Corriere della Sera» en annonçant l'entrée en phase 2 de la pandémie, synonyme de retour au travail pour 4,5 millions d'Italiens, qui voient leurs usines et leurs bureaux rouvrir leurs portes. Mais cela signifie aussi la cohabitation avec un ennemi invisible qui a tué près de 30'000 personnes.

Le journal milanais relaie l'appel à la responsabilité lancé dimanche par le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. Il a expliqué à ses compatriotes que le redémarrage du pays était entre leurs mains. «C'est à nous de décider si nous voulons qu'il soit décisif et définitif», a dit Giuseppe Conte.

«Si le virus revient, on referme», titre pour sa part «La Repubblica», expliquant qu'«il y aura désormais moins de contrôle sur les déplacements individuels, sur les rencontres avec les proches et au contraire beaucoup d'attention sur les éventuels rassemblements, dans la rue, devant les arrêts de bus et à bord des transports publics, mais aussi dans les parcs qui rouvrent».

En route pour le sud du pays

«192 passagers ont embarqué dans le premier train rapide, à 07h10, qui a quitté Milan pour Naples» et la plupart se dirigeaient vers le Sud, la Campanie et les Pouilles, rapporte le journal. A bord, un étudiant en design raconte qu'il n'a pas vu ses parents depuis 60 jours. «Je ne vois pas mes parents depuis 60 jours. Je ne sais pas si je reviendrai même si Milan m'a beaucoup donné», assure-t-il.

«La Stampa» énonce les règles édictées par la ministère de l'Intérieur, Luciana Lamorgese, selon laquelle les Italiens doivent «rester extrêmement vigilants et responsables dans cette phase très délicate». «Malheureusement, l'urgence n'est pas terminée. Mais si nous continuons à respecter les règles de manière ordonnée, nous pouvons imaginer retrouver progressivement de nouveaux espaces de mouvement et, je l'espère, un peu de sérénité et de confiance pour l'avenir», ajoute la ministre.

Dans les régions italiennes, cette phase 2 commence en ordre dispersé, relève Il Sole 24 Ore. Selon le quotidien économique, «les régions ne sont pas toutes alignées, chacune d'elles ayant élaboré des ordonnances pour son propre territoire de même que les grandes villes qui ont aussi élaboré chacune leur propre plan pour le redémarrage».

«Le gouvernement, par exemple, demande de porter des masques dans les lieux clos tels que les magasins et les transports publics. Mais en Lombardie et en Vénétie, ils sont toujours obligatoires dès qu'on quitte son domicile», écrit le quotidien. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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