Lyon: Ivre, elle «voyage» sur le toit d'un métro

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LyonIvre, elle «voyage» sur le toit d'un métro

Une jeune femme de 19 ans a été blessée après avoir sauté «par erreur» sur le toit d'une rame de métro à Lyon alors qu'elle en état d'ébriété.

Une jeune femme de 19 ans a été blessée après avoir sauté «par erreur» sur le toit d'une rame de métro à Lyon alors qu'elle en état d'ébriété, a-t-on appris lundi auprès du parquet.

Interrogé sur cette information du quotidien régional Le Progrès qui titrait lundi sur «la miraculée du métro», le parquet a «totalement exclu» la piste criminelle, privilégiant la thèse d'une «chute accidentelle» de la jeune femme et précisant qu'elle «pourrait sortir de l'hôpital dès lundi après-midi».

Samedi soir, «la jeune femme, de retour d'une fête un peu arrosée, a voulu rattraper un groupe d'amis et a sauté d'une mezzanine surplombant la voie, pensant atterrir sur le quai», a relaté Jean-François Varaldi, vice-procureur de la République de Lyon.

«Mais elle s'est retrouvée sur le toit du métro», a ajouté le vice-procureur. Deux stations plus loin, des voyageurs sur le quai ont donné l'alerte après avoir aperçu, dépassant du toit de la rame, un bras de la jeune Lyonnaise, blessée à la tête par un obstacle lors du trajet.

Selon le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (Sytral), le parquet a ordonné une enquête pour «rechercher les responsabilités» dans cette affaire, a précisé Bernard Rivalta, PDG du Sytral, lors d'une conférence de presse lundi.

«On suppose que la jeune fille a sauté à la station de métro Bellecour (deux stations avant la station Saxe-Gambetta) et qu'en raison de l'étroitesse du tunnel, sa tête a heurté soit un câble soit une caméra de sécurité, à la station Guillotière, avant d'être découverte», a expliqué M. Rivalta.

Ce type d'accident est «rarissime sur un réseau, l'un des plus sûrs de France, utilisé 1,4 millions de fois par jour», et sur lequel «quatre suicides ont été enregistrés ces dix dernières années», a-t-il souligné. Il n'a pas exclu toutefois d'étudier la possibilité «d'améliorer encore la sécurité, même s'il paraît très difficile d'empêcher les comportements anormaux».

(afp)

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