Ivre, un homme meurt sur la place de la Riponne

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Ivre, un homme meurt sur la place de la Riponne

Pris en charge une première fois
par les secours, l'homme a refusé d'être aidé. Il est mort 4 heures après.

C'est un passant qui a averti la police. Couché près du kiosque de la place de la Riponne, un homme est inconscient. En arrivant sur place, vers 4 h 30 du matin, les secours n'ont pu que constater son décès. Agé de 40 ans, ce Lausannois avait pourtant été pris en charge quatre heures plus tôt, au même endroit. Pris de boisson, il dormait sur le sol.

Peinant à se réveiller, les ambulanciers et la police lui avaient proposé de l'emmener, ce qu'il a refusé, avant de s'éloigner en disant qu'il allait regagner son domicile. Il a visiblement changé d'avis et fait demi-tour. «Ni les agents, ni le groupe sanitaire ne peuvent emmener de force une personne qui paraît en mesure de répondre aux questions qui lui sont posées, explique Marc Vuilleumier, directeur de la Police.»

Pour déterminer les causes du décès, il faudra attendre les résultats de l'autopsie. «Mais ce que l'on peut dire, c'est que cet homme n'était pas à la rue, puisque l'on sait qu'il possédait un logement», précise Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police. Le malheureux ne faisait, semble-t-il, pas non plus partie des marginaux habitués de la Riponne. «Nous n'avons pas entendu parler de cette mort», explique-t-on du côté de l'unité de terrain Uniset, qui travaille sur la place. «Les marginaux qui fréquentent ce lieu sont rentrés à ces heures-là. S'il y a une mort dans leur entourage, ça se sait très vite.»

Julian Pidoux (ats)

Santé évaluée par la police

Toutes les personnes trouvées à la rue font désormais l’objet d’une évaluation de leur état de santé, selon une check-list simple dont disposent tous les agents de Police-secours. «Il y a huit questions de base, comme: respire-t- il normalement, a-t-il les lèvres bleues ou est-il non réveillable à la voix ou au toucher», explique Jean-Philippe Pittet, porte-parole de la police. En cas de doute, une intervention médicale est requise.

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