France: Ivres, ils séquestrent le barman pendant deux heures
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FranceIvres, ils séquestrent le barman pendant deux heures

Une dizaine d'hommes à la soif impossible à étancher ont séquestré le patron d'un bar de la région de Montpellier (F) pendant plusieurs heures.

par
tpi

Le barman venait d'acquérir trois jours plus tôt, avec un ami, l'établissement installé dans le centre de Gigean, petite localité du sud de la France. Mais la mésaventure qu'il a vécu samedi dernier lui a définitivement passé l'envie d'exercer le métier de patron de café. En effet, l'homme a connu l'enfer, raconte l'édition de dimanche du Midi Libre.

La journée avait pourtant commencé normalement dans le bar PMU «Le café de la bourse». En fin de matinée, samedi, son ami et copropriétaire de l'établissement sert des apéritifs derrière son comptoir. Une dizaine de clients sont attablés dans le bar et enchainent les verres de pastis. «Au début, tout allait bien. Même un peu "fatigués", ils payaient. Vers 16 h, ça a commencé à mal délirer», témoigne le barman.

Venu prêter main forte à son collègue, qui quitte rapidement le café, le barman finit par se retrouver seul face à la dizaine d'hommes dont les esprits s'échauffent. Ces derniers commencent par casser du mobilier, avant d'exiger des tournées d'alcool gratuites au patron. Pétrifié, l'homme n'ose refuser.

Sauvé par l'alcoolisme des ses hôtes

Mais son calvaire ne va pas s'arrêter là. Car pendant près de deux heures, c'est sous la menace et surtout sous les coups de poings et les gifles de ses hôtes que le barman va être contraint de servir les tournées. «Plus ça allait, plus je prenais des coups. Ils m'ont volé mes deux caisses. Je ne pouvais pas sortir, ils me bloquaient le passage», témoigne-t-il.

Le barman devra finalement son salut à l'alcool. Un de ses tortionnaires a fini par s'effondrer dans un coma éthylique qui a nécessité l'intervention des pompiers. Le propriétaire a alors profité de la présence des sapeurs pour faire sortir la clientèle malveillante de son bar et tirer définitivement le rideau de fer de l'établissement, jurant avoir trop peur pour continuer son activité de cafetier. Il a également déposé plainte auprès des gendarmes.

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