Genève: «J'ai acheté du neuf pour éviter la panne, c'est raté!»
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Genève«J'ai acheté du neuf pour éviter la panne, c'est raté!»

Son Alfa Romeo est plus souvent au garage que sur la route. La marque a voulu lui en faire acheter une autre avant de proposer un échange, comme l'exige la loi.

par
tpi
Le diesel consommait de 18 à 22 litres aux 100 kilomètres, selon Manuel. (Photo: dr)

Le diesel consommait de 18 à 22 litres aux 100 kilomètres, selon Manuel. (Photo: dr)

photo: Kein Anbieter

Une consommation quatre fois supérieure à la normale, des vidanges qui s'enchaînent, un accélérateur qui reste bloqué à fond à l'arrêt. «On a acheté du neuf pour éviter la panne, c'est raté!», s'amuse Manuel dans un rire résigné. Ce jeune père de famille, «fan d'autos italiennes» s'était offert en 2012 un rutilant break Alfa Romeo 159 pour 42 000 fr. Depuis lors, il cumule les soucis.

Au total, le trentenaire a décompté une douzaine de pannes majeures. Après moins de 35 000 km, le moteur a cassé; il a fallu le changer. Manuel roule plus souvent dans une voiture de remplacement que dans son Alfa. «En 2015, elle a passé plus de six mois en réparation. On hésite à partir en week-end avec», déplore-t-il.

Si la garantie a toujours couvert le coût des travaux, le Genevois dit «avoir perdu confiance». En décembre, il a demandé qu'on lui change sa voiture. «Alfa m'a proposé d'en acheter une neuve avec un rabais de 4000 fr. J'ai toujours eu de bonnes relation avec la marque, mais là, la solution était ridicule.»

Selon les circonstances, le vendeur est pourtant obligé de procéder à un échange, rappelle la Fédération romande des consommateurs (voir encadré). «Je comprends que ce client ait pu perdre confiance en la marque. Toutefois nous avons fait un pas en sa direction en lui soumettant plusieurs offres de reprise. Il ne les a pas acceptées, commentait la porte-parole du constructeur en milieu de semaine dernière. C'est parfois difficile de trouver un arrangement qui convienne à tout le monde. Nous restons ouvert au dialogue.»

Pour preuve, vendredi, Alfa Romeo lui a proposé un échange sec.

Vente encadrée

«Si on ne tape pas du poing sur la table, on n'obtient rien.» Manuel a dû revenir à la charge plusieurs fois pour obtenir le dédommagement qu'il souhaitait. Pourtant, «le Code des obligations stipule qu'en cas de défaut de la chose achetée, le client est en droit de réclamer un échange», rappelle la Fédération romande des consommateurs. Il faut alors immédiatement annoncer le défaut.

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