Policière blessée: «J'ai besoin de retrouver tout ce qui m'a manqué»

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Policière blessée«J'ai besoin de retrouver tout ce qui m'a manqué»

La gendarme neuchâteloise, grièvement blessée aux jambes lors d'un contrôle au Locle en 2018, a repris le travail mardi matin. Bon nombre de ses collègues ont acclamé son retour.

Sophie Zuber
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Sophie Zuber
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Après vingt mois d'absence, la gendarme a été accueillie par une cinquantaine de ses collègues à La Chaux- de-Fonds (NE), le 5 novembre 2019.

Après vingt mois d'absence, la gendarme a été accueillie par une cinquantaine de ses collègues à La Chaux- de-Fonds (NE), le 5 novembre 2019.

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Le commandant Pascal Lüthi, ainsi que l'ensemble de la direction de la police neuchâteloise, avaient tenu à être présents.

Le commandant Pascal Lüthi, ainsi que l'ensemble de la direction de la police neuchâteloise, avaient tenu à être présents.

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Affectée à des missions administratives, la gendarme a repris une activité à 20%.

Affectée à des missions administratives, la gendarme a repris une activité à 20%.

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«Je m'attendais certes à un petit truc pour marquer le coup. Mais pas à ce que l'ensemble des collaborateurs de la police neuchâteloise disponibles soient là.» Accueillie en grande pompe par une cinquantaine de ses collègues, mardi matin à La Chaux-de-Fonds (NE), la gendarme grièvement blessée aux jambes lors d'un contrôle au Locle en février 2018, reprenait du service après vingt mois d'absence.

«Durant cette longue période, notre collègue a subi de nombreuses opérations afin qu'elle puisse remarcher», souligne Georges-André Lozouet, porte-parole de la police neuchâteloise. «Nous sommes très heureux. Sans en faire trop, je peux vous dire que nous avons vécu un moment extraordinaire.»

«Il est temps de me remettre en selle»

Désormais affectée à des missions administratives, la jeune femme a repris une activité à 20%: «J'ai besoin de retrouver tout ce qui s'est arrêté brusquement la nuit de mon accident. Cela fait maintenant plus d'un an et demi que je ne «fiche rien», hormis ma rééducation. Il est temps de me remettre en selle.»

Alors que le chemin sera encore long pour retrouver une existence sans béquille ni douleur, la policière pourra toujours compter sur le soutien de ses collègues, qu'elle «aime tant». «C'est une battante et nous serons là pour l'encourager», souligne Georges-André Lozouet.

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