Tennis«J'ai foi en moi, je sais que je retrouverai mon niveau»
L'organisme de Timea Bacsinszky n'est peut-être
pas encore prêt à aligner les victoires. Mais son mental, si!
- par
- Jacqueline Favez

La joueuse s'est prêtée au jeu des interviews, mercredi au Salon de l'auto, à Genève.
Plus de quatre mois après sa blessure au genou, Timea Bacsinszky n'est toujours pas à plein régime. «On compte huit semaines pour un ligament. Mais on oublie ce qu'il y a après, pour retrouver son niveau», souligne la Lausannoise, présente mercredi au Salon de l'auto de Genève sur le stand d'un sponsor.
Déjà, la préparation d'avant-saison lui a filé sous le nez: «Quand tu arrives à Melbourne, que tu es No 12 mondiale, que les autres sont affûtées et toi pas, tu sais que ça ne va pas être simple...»
Ensuite, il y a l'angoisse, quasi viscérale, de refaire le mouvement qui a causé la blessure, de souffrir, d'être à nouveau arrêtée: «Surtout que, lors des premiers matches, mon genou tirait encore.» Cette peur-là s'est désormais estompée. Mais son organisme est toujours très sollicité. «Pour certains mouvements, je compense encore avec d'autres parties du corps, ce qui a forcément des répercussions», explique Timea Bacsinszky. Qui pense qu'il lui faudra encore un peu de temps pour venir à bout de tout ça.
Mais ce qui est sûr, c'est que le mental de la joueuse est bloqué en mode positif et que ce n'est pas sur ce plan qu'elle a du boulot à fournir. «Le retour est long. Mon corps doit se réhabituer à fournir une haute performance pendant plusieurs matches d'affilée. Je ne m'attends pas à ce que ça revienne demain. Mais j'ai foi en moi. Je sais que ça va revenir. Je sais que je vais retrouver mon niveau d'avant ma blessure. Et même peut-être le dépasser.»