Scandale à Neuchâtel: «J'ai fourni la mèche pour tout faire péter»
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Scandale à Neuchâtel«J'ai fourni la mèche pour tout faire péter»

Frédéric Hainard considère que l'affaire de harcèlement sexuel sur des collaboratrices de l'administration neuchâteloise est intimement liée à la sienne.

par
Catherine Bex
Frédéric Hainard considère que l'affaire de harcèlement sexuel qui touche le SSRT est à la base de sa dégringolade politique.

Frédéric Hainard considère que l'affaire de harcèlement sexuel qui touche le SSRT est à la base de sa dégringolade politique.

L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Frédéric Hainard estime que c'est parce qu'il a mis son nez dans les dossiers du Service neuchâtelois de la surveillance et des relations au travail (SSRT), à son entrée en fonction, que l'affaire Hainard a éclaté. «Dès que j'ai eu connaissance des agissements de cette personne, j'ai ouvert une enquête interne contre elle, en janvier 2010. J'ai aussi tenté de la déplacer. Peu après, les premiers articles sur mon compte sortaient dans la presse. Le cadre n'ignorait pas que j'entretenais une relation avec l'une des employées du service.»

Dans un communiqué de presse, la Commission d'enquête parlementaire (CEP), qui enquête sur les agissements de Frédéric Hainard, confirme que celui-ci était bel et bien au courant des indélicatesses du collaborateur. Et de préciser: «Il s'est contenté d'isoler cette personne dans un bureau individuel à l'écart du reste de l'équipe.»

Suspension il y a une dizaine de jours

Pour le bouillant avocat, il ne fait aucun doute que les deux affaires sont liées et que l'une découle de l'autre. «Je suis bête, j'ai fourni la mèche pour tout faire péter.» Une version des faits qu'atteste un ex-employé du SSRT. «Il a tenté de faire le ménage! Il a depuis été traîné dans la boue.»

Pour rappel, la maîtresse de Frédéric Hainard avait été engagée au sein du SSRT, ce qui avait ensuite fait scandale dans la République et avait notamment entraîné la démission du jeune libéral-radical. Suspendue provisoirement, le temps d'y voir un peu plus clair, la maîtresse de l'ancien conseiller d'Etat vient de recevoir sa lettre de licenciements, avec fin des rapports de travail à fin avril, selon une information de l'ATS.

En ce qui concerne le cadre soupçonné, il a été suspendu de ses fonctions il y a une dizaine de jours. La CEP devrait rendre prochainement son rapport.

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