«J'ai le goût de la tragédie»
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«J'ai le goût de la tragédie»

L'humoriste valaisan Frédéric Recrosio se montre caméléon lorsqu'il doit afficher son soutien.

– Quelle est votre équipe préférée?

– Pour être content le plus souvent possible, je suis très flexible: si tout le bistrot est portugais, j'aime bien le Portugal. Si je suis à la Casa Espanola, je suis pour L'Espagne, et si je suis avec papa, je préfère l'Italie.

– Ce soir (n.d.l.r.: mardi), l'Italie affronte la France. C'est un peu un déchirement pour vous, avec vos origines italiennes et votre succès en France. Quel camp souhaitez-vous voir gagner?

– Pour venger la Suisse, il faudrait que toutes les autres équipes soient éliminées aussi, il n'y a pas de raison.

– Etre footballeur, c'est plutôt pas mal pour séduire les filles. C'est une carrière qui vous aurait tenté?

– C'est à cause de mes insuffisances que je me suis perfectionné dans le baratin. Faut relever que c'est beaucoup plus rentable parce que plus je décrépis, plus mon bagout s'améliore. Et comme je décrépis...

– Sur le terrain, les joueurs jouent parfois la comédie. Ça vous énerve ou ça vous fait rigoler?

– J'aime beaucoup. Ce que je préfère, c'est quand ils font semblant d'avoir mal au visage alors qu'ils se font fait toucher à la hanche. Avec les ralentis, on voit très bien qu'ils font « aïe!» en retard.

– Le 29 juin, où avez-vous prévu de voir la finale?

– Y aura bien quelqu'un qui va m'inviter à une grillade.

– Vos pronostics pour la finale?

– J'aime pas les pronostics. Par contre, par goût pour la tragédie, je rêverais qu'il y ait un maximum de blessés et que ça se termine très injustement après quarante penalties.

Propos recueillis par Catherine Hurschler

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