«J'ai réussi mes exas, mais je dois redoubler!»
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«J'ai réussi mes exas, mais je dois redoubler!»

«Injustice», crient des étudiants de médecine de première année qui critiquent le mode de sélection.

«J'ai réussi mes examens. Mais je dois redoubler», explique Tania*. Les propos sont confirmés par une vingtaine d'étudiant(e)s qui sont dans la même situation. Jean-Pierre Hornung, le directeur de l'Ecole de médecine, explique: «Il y a quatre fois plus d'aspirants médecins en première année que de places disponibles en deuxième.

Il n'y a pas de test d'aptitudes à l'entrée de l'école. Mais plutôt une sélection à la fin du premier cycle. Si malgré cela, il y a encore trop de réussite, ce sont les meilleures moyennes qui passent.» Les recalés «qui ont pourtant réussi» peuvent se représenter, se réorienter ou arrêter leurs études.

Ce système du «concours» s'applique pour la première fois à Lausanne. «Cela explique les sentiments d'incompréhension», souligne le directeur avec compassion. Il devra encore convaincre les étudiants recalés. Il y a deux semaines, ils ont demandé une prise de position par courrier à à Anne-Catherine Lyon. La cheffe du Département vaudois de la formation et de la jeunesse était inatteignable mercredi en fin de journée.

Julien Wicki, de la Fédération des associations des étudiants, s'interroge: «Personne n'a encore prouvé la légalité de la démarche. Nous demandons la promotion de tous ceux qui ont réussi.» Le directeur botte en touche: «La solution serait d'augmenter les places disponsibles. La réponse est politique.»

Dominique Botti

*Prénom fictif

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