Genève: «J'ai risqué 15 ans de prison pour rien»
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Genève«J'ai risqué 15 ans de prison pour rien»

L'un des accusés du faux viol inventé par une Valaisanne de 25 ans raconte son calvaire.

par
Didier Tischler

«Lorsque j'ai reçu la convocation de la police, je n'en revenais pas.» José*, jeune bodybuilder de 24 ans, était le principal accusé dans l'affaire de la jeune femme qui avait déclaré avoir été victime d'un viol collectif par peur de la jalousie de son petit ami actuel («20 minutes» de lundi). «Ce n'est que ce matin (n.d.l.r.: lundi) que j'ai appris par la presse qu'elle avait été arrêtée, explique-t-il. Entre mon interrogatoire chez les flics et l'annonce de mon innocence, je suis passé par tous les états.»

Le calvaire de José commence le lundi 28 septembre. Un courrier de la brigade des mœurs l'invite à se rendre le lendemain dans ses bureaux. «On m'a annoncé que j'étais accusé de viol et que je risquais quinze ans de prison, se souvient José. J'ai vu ma vie défiler devant moi.» Désemparé, le jeune homme explique alors qu'il connaît effectivement celle qui l'accuse. «Je l'ai rencontrée dans une boîte, en 2006. Elle ne cessait d'allumer mon pote. On a échangé nos portables puis, quelque temps plus tard, elle nous a invités à venir la chercher pour une petite partouze. Elle était consentante et appréciait le sexe.» José couchera avec elle une seconde fois. «Je ne l'ai plus revue depuis 2008», dit-il encore. José et les autres accusés ont déposé une plainte pénale contre elle pour calomnie. «Elle aurait pu ruiner notre vie», conclut-il.

* Prénom ficitif

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