Actualisé 12.01.2015 à 13:37

Massacre à «Charlie Hebdo»«J'ai serré la main d'un des terroristes»

Un commercial dit avoir croisé les terroristes vendredi matin, dans l'entreprise d'imprimerie où il avait rendez-vous.

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05.01.2017 De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo»...

05.01.2017 De courtes et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l'hebdomadaire «Charlie Hebdo»...

AFP/Eric Feferberg
...et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts.

...et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts.

AFP/Eric Feferberg
27.08.2016 Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme».

27.08.2016 Le beau-frère de l'un des auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de préparation d'actes de terrorisme».

«J'ai croisé un terroriste et je lui ai serré la main»: un représentant de commerce a raconté vendredi sur la radio France Info son incroyable rencontre avec l'un des deux jihadistes accusés de l'attentat contre Charlie Hebdo, qui s'est apparemment fait passer pour un policier avant de commencer une prise d'otage dans le nord-est de Paris.

Didier, qui n'a donné que son prénom, arrivait à l'imprimerie CTD dans la zone industrielle de Dammartin-en-Goële, à 40 km au nord-est de Paris, pour un rendez-vous commercial avec un client.

«Lorsque je suis arrivé, mon client est sorti avec une personne armée qui s'est présentée de la police, mon client m'a demandé de partir, donc je suis parti. La personne qui s'était présentée comme étant de la police m'a dit : 'Partez, de toute façon on ne tue pas les civils', c'est ce qui m'a énormément interpellé, et dans la foulée j'ai décidé d'appeler la police. Je suppose que c'était l'un des terroristes», a-t-il raconté sur France Info.

«J'ai serré la main de (mon client) et de l'un des terroristes», a-t-il dit, tout en précisant n'avoir pas reconnu formellement l'un des jihadistes.

«Ca aurait pu être un policier s'il n'avait pas dit 'on ne tue pas les civils'», a-t-il répété, estimant avoir eu «beaucoup de chance».

Quelques minutes plus tard démarrait la prise d'otage. Deux frères de 32 et 34 ans, Chérif et Saïd Kouachi, suspects numéros 1 de l'attentat sanglant de mercredi contre le journal Charlie Hebdo, sont retranchés dans l'imprimerie CTD où ils retiennent un otage.

D'impressionnantes forces de l'ordre cernent la zone, proche de l'aéroport international de Roissy. (afp)

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