Actualisé 05.04.2020 à 05:54

Guillaume de Kadebostany

«J'ai toujours besoin de créer un nouveau monde»

Kadebostany sort le vendredi 3 avril 2020 «Drama - Act 1». Cet EP signe l'arrivée d'une nouvelle ère. Explications.

de
Fabien Eckert
S. Brasey

On ne présente plus le groupe emmené par le producteur lausannois Kadebostan, Guillaume Bozonnet au civil. En 2018 et 2019, il a parcouru les scènes européennes, avec succès, pour défendre l'album «Monumental». Changement d'univers avec l'EP «Drama». Parole à Kadebostan.

A la différence d'autres artistes, vous avez choisi de maintenir cette sortie en dépit de la pandémie. Pourquoi ?

En 2020, à plus forte raison en période de confinement, on est à fond sur le digital. Pour moi, c'était donc le bon moment. Les gens ont davantage de temps, ils sont à la maison, ils peuvent découvrir de la musique. «Drama» sort aussi d'ailleurs via un clip de vingt minutes. On l'a tourné à Istanbul, une ville que j'adore, avec les quatre chanteurs de l'EP.

Vous présentez Drama comme une nouvelle ère. Encore une!

Oui. C'est la quatrième. J'ai besoin de créer un nouveau monde à chaque fois. Kadebostany a été monté pour ça. C'est moi avec plein d'autres gens qui viennent et qui partent. J'ai constamment envie d'avoir des idées fraîches. Jamais je ne me suis dit que j'allais reproduire quelque chose qui avait précédemment fonctionné.

Vous avez commencé l'écriture de l'EP à Ibiza (E). Expliquez-nous.

On venait de terminer notre tournée à Moscou en 2019. Le lendemain de ce concert, je suis parti, seul, pour trois jours à Ibiza. J'y ai donné des DJ sets dans une soirée qui mélangeait des hippies et des top models. C'était improbable et ça m'a vachement inspiré. Toutes les idées de «Drama» sont parties de ce séjour. Autre influence majeure, le film «La montagne sacrée» (1973) d'Alejandro Jodorowsky. Au niveau visuel et conceptuel c'est complètement taré. J'ai fait un amalgame entre le côté lumineux et hippie d'Ibiza et ce film. De septembre à décembre 2019, j'ai bossé à fond sur cette nouvelle ère.

Comment avez-vous choisi les quatre artistes qui chantent sur les morceaux?

C'était très spontané. Celia m'a contacté via Instagram pour me proposer de collaborer. Elle avait fait une reprise d'un de nos titres que j'ai adoré. Pour Kazka, groupe basé à Kiev très connu dans son pays, et Irina Rimes, immense pop star en Roumanie, on se connaissait déjà et c'est moi qui leur ai proposé de venir chanter sur l'EP. Pour Fang The Great, il m'a été chaudement recommandé par un producteur français. Je les ai tous invités à venir enregistrer chez moi.

Qui chante en live vu que Kristina, qui était votre voix, a quitté le groupe en 2019

Pour l'instant, c'est Celia et Fang The Great. On a développé notre nouveau show pour accueillir des invités à la demande. Si par exemple, lors d'un show en Russie, j'ai envie d'un featuring avec Irina Rimes, je peux le faire très facilement.

La suite, c'est quoi?

Ce qui est sûr c'est qu'il y aura «Drama - Act 2». Au départ, je pensais faire un album très court, mais je me suis rendu compte que j'avais plein d'idées et envie d'un tas de collaborations. Il y a donc pas mal de morceaux qui vont arriver que je désire structurer en actes. J'imagine sortir le deuxième à l'automne 2020.

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