Beachvolley: «J'ai vécu mes premiers succès à Lausanne»
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Beachvolley«J'ai vécu mes premiers succès à Lausanne»

Sébastien Chevallier revient dans la capitale olympique dans le cadre de la 24e édition du CEV Beachvolley Satellite. Il s'envolera ensuite pour les Mondiaux en Pologne lundi.

par
Daniel Romano
Le Genevois dans ses oeuvres aux Jeux de Londres l'an dernier.

Le Genevois dans ses oeuvres aux Jeux de Londres l'an dernier.

Sébastien Chevallier, vous revenez à Lausanne pour la première fois depuis votre doublé en salle avec le LUC. Cela vous fait quoi?

J'ai habité ici quatre ans, j'ai vécu des années incroyables ici avec le LUC avec ce doublé en 2007/2008. Revenir dans cette ville où j'ai vécu mes premières grosses émotions et mes premiers succès dans le volley, c'est juste incroyable.

Votre coéquipier Mats Kovatsch s'est blessé en mai. Avez-vous de ses nouvelles?.

Oui il s'est déchiré les ligaments externes du genou gauche. Nous nous sommes entraînés pour la première fois ensemble ce matin (ndlr: jeudi).

Pas idéal quand on sait que les Mondiaux en Pologne commencent lundi.

Son médecin lui a donné le feu vert mais nous déciderons au dernier moment s'il viendra avec moi ou pas. Nous verrons si ça vaut la peine de jouer ensemble. Nous voudrions le faire, mais Mats n'a de loin pas le niveau pour aller en Pologne. Et c'est tout à fait normal vu qu'il était immobilisé pendant cinq semaines. S'il ne tient pas physiquement, il se sentira encore plus frustré.

Avez-vous un plan B?

Si je ne vais pas en Pologne avec Kovatch, j'irai avec Alexei Prawdzic.

Pour le tournoi de Lausanne, Prawdzic va jouer avec Mirco Gerson. Et vous avec Rafael Bissig.

Rafael et moi ne nous sommes entraînés que deux fois. On verra bien ce que ça donne. Quant à Alexei, nous risquons de jouer l'un contre l'autre ce week-end avant de faire équipe aux Mondiaux à partir de la semaine prochaine, en effet.

Tous ces changements de partenaires un peu à l'arrache, ce n'est pas un peu compliqué pour vous?

Il y a eu quelques coups de gueule évidemment. Ce n'est pas facile de passer de l'un à l'autre d'une semaine à l'autre. Cette semaine je joue avec un coéquipier, la semaine prochaine ce ne sera peut-être pas le même. Cela serait mon cinquième partenaire différent ces dernières semaines. Ce sont les aléas du sport. Au final il faut accepter les décisions.

Honnêtement, vous n'abordez pas ces Mondiaux de la meilleure des manières.

Personnellement je suis en forme! J'ai fait une bonne préparation physique et je me sens prêt. Je suis un compétiteur donc dès que je suis sur le sable, c'est pour aller au bout. Mais c'est vrai qu'avec la blessure de Mats, nous avons pris beaucoup de retard sur notre planification.

Comment gérez-vous votre nouveau statut de no. 1 suisse?

J'ai un peu de peine à m'imaginer que je suis no. 1 honnêtement. Le rôle de leader m'a toujours plu. J'ai été passeur en salle où j'avais déjà un statut de leader. C'est un rôle que j'ai toujours accepté et joué avec plaisir.

C'est le fait d'avoir vécu les Jeux olympiques de Londres qui vous a donné envie d'aller à Rio?

Je pense que n'importe quel sportif d'élite rêve dans un coin de sa tête de participer aux Jeux. A Londres, j'ai été sur une autre planète pendant trois semaines. Dès que ça s'est terminé, certains ont voulu arrêter. Moi ça m'a juste donné encore plus envie d'y retourner.

A ce propos, on imagine que c'est difficile de vivre en étant professionnel de beachvolley.

C'est compliqué. Je ne vais pas devenir millionnaire en faisant du beach, ça c'est certain. Je n'ai pas non plus envie de devenir riche. Le fait de pouvoir tourner, de pouvoir vivre correctement et me faire plaisir quand j'en ai envie me suffit.

Être le seul Romand dans l'élite du beachvolley suisse, ça vous fait quoi?

J'ai dû partir à Berne il y a quatre ans pour pouvoir m'entraîner. Ce n'était pas facile. Partir c'était apprendre une nouvelle langue, quitter mon environnement, mes amis, ma famille et tout reconstruire. Le sport c'est beau mais il y a des moments rudes aussi. Si tu n'as pas un environnement positif sur place cela peut être compliqué. Être le seul Romand c'est dommage, évidemment. J'aimerais bien en voir d'autres apparaître. Ce serait sympa de pouvoir croiser plus de Romands et parler le français un peu plus souvent.

Pierre-André Leuenberger, directeur du CEV Beach Volleyball Satellite Lausanne

«Cette 24e édition s'annonce pleine de spectacle avec d'excellentes paires. La présence de Sébastien Chevallier c'est la cerise sur le gâteau. Sa participation à notre tournoi est extraordinaire, et je sais que pour lui c'est également quelque chose d'important puisque la dernière fois qu'il a évolué à Lausanne c'était du côté du LUC et il avait gagné le Championnat et la Coupe de Suisse la même année.

Je pense que Chevallier et Bissig ont les capacités pour aller jusqu'en finale. Toutefois je ferais attention à une paire norvégienne que j'ai vu évoluer en qualifications. Ces deux gars pourraient éventuellement se tisser une toile jusqu'en demi-finale voire en finale. J'en fais mon outsider.»

Le programme du tournoi:

Vendredi dès 10h00:

Début du tableau principal à la place de la Navigation et à Bellerive

Samedi dès 13h00:

Quarts de finale à la place de la Navigation

Dimanche:

- Dès 10h00: demi-finales à la place de la Navigation

- 14h00: petite finale à la place de la Navigation

- 15h30: finale suivie de la cérémonie protocolaire à la place de la Navigation

Entrée gratuite

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